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samedi 5 décembre 2015

Comic Box HS 1 – La Sci-Fi contre-attaque !


Comic Box HS 1 – La Sci-Fi contre-attaque !
Novembre 2015

Sommaire :
Interviews
- Mark Waid & Terry Dodson (Star Wars: Princess Leia)
- Robert Venditti (Green Lantern, X-O Manowar, Flash…)
- Kieron Gillen (Star Wars: Darth Vader)
- Chris Ryall (Idw, Onyx, Transformers)
- John Ostrander (Star Wars: Legacy)
- Mike Mayhew (The Star Wars)
Articles
Les trois âges de Star Wars
Rom, le Chevalier de l’espace
Green Lantern
- Dark Vador
- Jack Kirby et Star Wars
- Buck Rogers
Star Trek
- Jim Starlin
Star Hawks
Retour vers le futur
- Jack Kirby et 2001
- Gil Kane
Image Comics
- Alex Raymond
Le jour où la terre s’arrêta
Preview
Guardians of Knonwhere (Brian Michael Bendis et Mike Deodato)

Mon avis : Depuis cet été, j’ai décidé de me suivre à nouveau l’excellente revue Comic Box, maitre étalon du genre comics sous nos latitudes – bon, d’un autre coté, c’est le seul aussi – et ce, depuis bien des années. Du coup, ce n’est pas vraiment une surprise, depuis lors, de retrouver, tous les deux mois, les critiques des différents numéros suite a leur parution, quoi que, pour ceux et celles qui, éventuellement, suivraient ce blog, peut-être se souviendraient-ils que le dernier numéro de Comic Box remontait à début novembre… ce qui ne fait pas vraiment deux mois avec celui-ci… En fait, les choses sont assez simples puisque, aujourd’hui, c’est un hors-série qui est a l’honneur, un numéro spécial qui fait le lien entre l’univers des comics (forcément) et la science-fiction. Pourquoi la SF me direz-vous ? Pourquoi pas pourrais-je vous répondre mais en fait, les choses sont plus simples qu’une quelconque lubie des maitre d’œuvres de cette revue : en effet, a moins d’avoir vécu depuis quelques années sur une ile déserte, vous ne serez pas passer a coté de ce qui sera, d’une manière ou une autre, l’un des événements cinématographiques de cette fin d’année, c’est-à-dire, la sortie, dans une poignée de jours, du septième volet de ce qui est tout bonnement la plus grande saga de SF au cinéma, je veux bien évidement parler de… Star Wars ! Du coup, surfant habilement sur l’effet de mode actuel qui veut que toute revue digne de ce nom y aille de son dossier consacré a la saga de Georges Lucas, les gars de chez Comic Box en ont profité pour nous pondre ce numéro spécial, un hors-série qui aurait put se contenter de se consacrer uniquement a l’univers Star Wars, tant ce dernier est vaste et possède des liens avec les comics, mais qui, et c’est là la bonne nouvelle, aborde une thématique bien plus vaste, la science-fiction. Car en fait, il y a énormément de choses a dire au sujet de la SF dans le petit monde des comics, déjà et de façon quasi surprenante, qu’en fait, celui-ci ne soit pas le genre dominant au sein de la bande dessinée nord-américaine. Bien entendu, les liens existent et n’en restent pas moins nombreux, et justement, dans ce hors-série, l’amateur du genre ou plutôt devrais-je dire des genres (comics et SF), sera aux anges : formidable plongée historique dans les liens entre la science fiction et les comics, moult influences, effets de mode au cours des décennies où la SF connu son heure de gloire avant de tomber peu a peu en désuétude – rassurez vous, depuis un certain Saga, il se porte mieux – auteurs et dessinateurs qui auront marquer le genre, force est de constater que les amateurs en auront pour leur argent… et puis, il ne faut pas oublier, actualité oblige, que Star Wars a droit a une place primordiale dans ce numéro. Un petit peu trop au détriment d’autres œuvres ? A chacun de juger mais en tous cas, cela n’enlève rien au fait que ce hors-série de Comic Box soit une belle réussite.


Points Positifs :
- On aurait put croire le genre omniprésent au sein des comics mais en fait, ce n’est pas tout à fait exact et ce numéro de Comic Box le montre bel et bien, et ce, par le biais de nombreux articles fort intéressants qui reviennent sur l’histoire entre les comics et la science-fiction pure et dure – ce que n’est pas vraiment le genre super-héros, il faut le reconnaitre.
- La partie historique de la chose est bien évidement la plus intéressante et on y apprend des tas de choses, mais bon, ne croyez pas que le reste ne vaille pas le coup, bien au contraire.
- Bien entendu, les fans de Star Wars seront aux anges vus le nombre d’articles et d’interviews qui sont consacrés à la saga culte de George Lucas.
- Jack Kirby, Jim Starlin : les grands noms sont à l’honneur de ce hors-série SF.
- L’article consacré a Rom pour le coté nostalgique de la chose.
- Pour une fois, la preview aura éveillé mon intérêt, il faut dire que celle-ci nous propose quelques pages du premier épisode de Guardians of Knonwhere, alias la version des Gardiens de la Galaxie pendant l’event Secret Wars… et comme en plus, c’est dessiné par Mike Deodato…

Points Négatifs :
- Certains trouveront que Star Wars occupe une trop grande place dans ce numéro, ce qui peut se comprendre au vu de l’actualité mais il est clair que cela se fait au détriment d’autres œuvres.
- C’est bien de citer Saga comme étant le renouveau du genre SF au sein des comics, une SF différente, plus colorée et exotique et qui aura accoucher de tout un tas de petits suiveurs, mais bon, le problème, justement, c’est que l’œuvre du duo Brian K. Vaughan / Fiona Staples est seulement citée et n’a droit qu’a deux misérables et minuscules illustrations. N’y avait-il pas moyen de faire un peu plus ?

Ma note : 7,5/10

mardi 1 décembre 2015

Annie Hall


Annie Hall

Alvy Singer est un incurable névrosé, obsédé par la précarité de l'univers, mais également par Kafka, le sexe, la mort et Le Chagrin et la Pitié. Il tombe amoureux d'une jeune femme assez délurée, Annie, avec qui il développe une relation marquée par de nombreux moments de bonheur jusqu'à ce que surgissent des tensions liées à leurs vies professionnelles respectives.


Annie Hall
Réalisation : Woody Allen
Scénario : Woody Allen, Marshall Brickman
Musique : standards
Production : United Artists
Genre : Comédie
Titre en vo : Annie Hall
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 20 avril 1977
Durée : 93 mn

Casting :
Woody Allen : Alvy Singer
Diane Keaton : Annie Hall
Tony Roberts : Rob
Carol Kane : Allison
Paul Simon : Tony Lacey
Colleen Dewhurst : la mère d'Annie
Janet Margolin : Robin
Shelley Duvall : Pam
Christopher Walken : Duane Hall
Donald Symington : le père d'Annie
Helen Ludlam : la grand-mère d'Annie
Mordecai Lawner : le père d'Alvy
Joan Newman : la mère d'Alvy
Jonathan Munk : Alvy à 9 ans
Ruth Volner : la tante d'Alvy
Martin Rosenblatt : l'oncle d'Alvy
Jeff Goldblum : un invité de la fête
Sigourney Weaver : la compagne d'Alvy devant le théâtre
Marshall McLuhan : lui-même
Shelley Hack : la fille dans la rue

Mon avis : Je ne vais pas vous mentir, il fut un temps, et celui-ci dura longtemps, où je ne pouvais pas encadrer le sieur Woody Allen, bien entendu, la raison, totalement irrationnelle de ce rejet était du au fait que je m’étais essayer a ses films alors que j’étais jeune, beaucoup trop jeune et que je n’étais même pas – c’est pour dire – sorti de l’enfance. Bref, il m’était alors tout bonnement impossible de comprendre toute la subtilité de ses films, de son humour tellement spécial et, ne l’oublions pas, de ses obsessions diverses… oui, surtout ses obsessions… Le problème c’est qu’ensuite, je suis resté sur mon impression d’enfant et qu’il m’aura fallut des années pour retenter l’expérience, imbécile que j’étais – et que je suis encore de temps en temps, je vous rassure – mais bon, malgré cela, depuis environ une décennie (rien a voir, bien entendu, avec ma rencontre avec ma femme, ou pas), j’ai retenter l’expérience et, ma foi, je ne l’ai pas regretter le moins du monde, et ce, même s’il faut reconnaitre que l’occasion de voir un film de Woody Allen est plutôt rare. Fort heureusement, une fois de plus, ARTE est venu a mon secours et hier soir, la chaine franco-allemande proposait un certain Annie Hall, long métrage plutôt connu de la longue filmographie du sieur Allen et, accessoirement, un excellent film. Car oui, cet Annie Hall où notre petit juif newyorkais à lunettes tient le haut de l’affiche avec son ex-compagne Diane Keaton est non seulement un véritable petit bijou d’humour mais aussi et surtout, un formidable best-of de tout les styles traditionnels du réalisateur : l’humour, bien sur, son amour pour New-York et sa haine de la Californie, son obsession pour la mort, l’antisémitisme, le sexe, sans oublier, forcément, les relations humaines et plus particulièrement les nombreux obstacles qui parsèment celles-ci, Annie Hall, sur ce point, étant un beau petit exemple d’une belle histoire d’amour qui démarre fort bien avant que, de façon inéluctable, tout n’aille de travers et ne survienne l’inévitable séparation. Mais malgré un final qui est tout sauf un happy-end, ce film n’en conserve pas moins un fort coté sympathique, pour cet humour tellement particulier mais si drôle, lorsque l’on y est réceptif, pour le fait que Woody Allen, finalement, se moque allègrement de lui-même et nous le fait bien sentir mais aussi, ne l’oublions pas, que cette histoire d’amour qui n’aura pas fonctionner est, en quelque sorte, celle de beaucoup de monde…


Points Positifs :
- Avec Annie Hall, nous avons droit à un Woody Allen au sommet de son art : se mettant en scène et surtout, en riant de lui-même, de ses problèmes conjugaux et des ses éternelles obsessions, le réalisateur livre là une œuvre a la fois touchante et drôle que l’on déguste avec plaisir.
- Si Woody Allen est égal a lui-même, n’oublions pas Diane Keaton qui tient le haut de l’affiche avec lui.
- Il faut s’accrocher par moments, je le reconnais, mais une fois que l’on est entré dans l’histoire, c’est un pur régal.
- On passe de scènes complètement loufoques voir improbables a d’autres bien plus sérieuses pour ne pas dire touchantes ; l’une des grandes forces de ce film.
- Sincèrement, certaines situations sont tellement débiles que j’ai adoré : lorsque Woody Allen prend a parti des gens dans la rue voir le spectateur pour les prendre a témoins, lorsqu’il se trouve en plein repas de famille où lorsqu’il est conduit en voiture par le frère de Diane Keaton alors ce dernier venait de lui avouer qu’il rêvait sans arrêt de provoquer un accident de voiture – la tête qu’il fait alors, inoubliable !

Points Négatifs :
- Bien évidement, certains sont totalement allergiques aux films de Woody Allen, a cet humour tellement particulier, a ses blablas qui n’en finissent jamais, a ce coté cérébral qui peut paraitre pompeux sans oublier les éternels obsessions qui reviennent sans arrêt ; mais bon, les gouts et les couleurs…
- Je conçois que Annie Hall n’est pas un film simple d’accès et que par moments, ce n’est pas évidant de savoir à quel moment à lieu telle scène vu que l’intrigue alterne plusieurs périodes de la vie du couple.

Ma note : 7,5/10

Multimondes 5


Multimondes 5
Octobre/Novembre 1999

Au sommaire :
Articles
- Brocéliande
- Les cueilleurs de ruines
- Baptême virtuel
- L’avocat du diable
- Le dit des vieilles pierres
Dossier : Entretiens avec la Mort
- Rendez vous avec la Mort
- Le dernier voyage
- Sur la route de l’autre monde
- Choisis bien ton dieu en attendant la mort
- L’Île des morts
- Le culte des morts
- Scénario : Qui ose défier la mort ?
- La fin des héros
Rubriques
- 1999 : Le Concile des Mages
- Beaux Livres : Julie Bell
- Encyclopédie des mondes imaginaires : Jeremiah
- Micro : Darkstone
- BD : L’Auberge de non-retour
- Previews
- Courrier et annonce du prochain numéro

Mon avis : Les derniers jours de novembre avaient vu le retour de mes critiques consacrées a Multimondes, la revue qui succéda au cultissime Dragon Magazine, revue phare pour les amoureux de l’imaginaire au cours de la décennie 90, et ainsi, après le second il y a un peu plus d’une semaine, le troisième, il y a quelques jours, et, pour finir, le quatrième numéro, pas plus tard qu’hier, aujourd’hui, en ce premier jour de décembre, c’est au tour du cinquième numéro d’être mis a l’honneur. Un numéro, accessoirement, autrement plus intéressant et réussi que son prédécesseur – au demeurant, plutôt décevant – puisqu’après avoir aborder l’univers de l’espionnage, ici, c’est la Mort qui est sur le devant de la scène. La Mort en tant que figure anthropomorphique, bien entendu, mais surtout, et c’est là le principal sujet du dossier de ce numéro, la mort en tant que phénomène naturel, les divers cultes qui lui sont liés, les croyances en l’au-delà, et ce, que ce soit dans le monde réel ou dans un quelconque univers fantastique. Du coup, c’est un dossier fort intéressant que nous avons là et qui se prolonge dans la partie jeu de rôle, le scénario proposé étant plutôt réussi. Mais Multimondes, comme en son temps, Dragon Magazine, ce n’est pas qu’un dossier principal et sur ce point, pour ce qui est des divers articles qui parsèment ce numéro, si tous ne sont pas exceptionnels – celui sur Brocéliande n’est pas terrible d’ailleurs – il n’en reste pas moins quelques petites réussites comme celui où un certain Méphistophélès se justifie de ses actes ainsi que la présentation d’une nouvelle classe de personnages : le Cueilleur de pierres. Bref, un numéro qui n’atteint peut-être pas les sommets qualitatifs du troisième, consacré a Conan le Barbare, mais qui n’en reste pas moins assez bon voir même captivant par moments. En tous cas, la preuve évidente que malgré le changement de nom (de Dragon a Multimondes) cette revue n’avait rien perdu de sa superbe et que, finalement, seul le passage des ans et la montée en puissance des jeux vidéos en sera venu a bout…


Points Positifs :
- Un excellent dossier consacré a la Mort. Légendes, cultes, croyances d’une autre vie, représentations de la grande faucheuse : tout au long du dossier, assez complet, on fait un sympathique tour du monde de tout ce qui a trait a la Mort… sans oublier, bien sur, sa représentation dans des mondes imaginaires.
- L’article où Méphistophélès se justifie de ses actes est plutôt amusant.
- Sympa la nouvelle classe de personnages qui nous est présenté, le Cueilleur de pierres, une espèce d’historien/archéologue.
- Une excellente partie joueurs qui mérite le coup d’œil : pour son scénario, fort réussi, mais aussi pour le personnage du Cueilleur de pierres sans oublier le petit article consacré a la mort de nos personnages.

Points Négatifs :
- Un peu bof l’article consacré à Brocéliande : non seulement celui-ci n’est pas original mais en plus, il est incomplet.
- Pas de SF ce mois ci mais un genre qui a terriblement mal vieilli : le Cyberpunk. Sincèrement, on perd au change.
- C’est en lisant l’article consacré a l’illustratrice Julie Bell que je me suis dit que, décidément, la représentation des personnages de Fantasy dans les années 80/90 était horrible : des corps bodybuildés, des femmes en petites tenues ridicules, bref, on est passé a autre chose est c’est tant mieux !

Ma note : 7/10

lundi 30 novembre 2015

Le Talentueux Mr. Ripley


Le Talentueux Mr. Ripley

Dans les années 1950, un jeune homme, Tom Ripley, désargenté mais ambitieux, attire l'attention d'un vieil homme riche américain, Herbert Greenleaf, qui le charge de ramener aux États-Unis son fils Dickie dépensier et frivole. Ce dernier a en effet fui la pression familiale en Italie pour y passer des vacances « prolongées », financées par son père, avec sa fiancée Marge. Tom Ripley, qui n'a jamais eu la belle vie, découvre un autre monde entre farniente et boîtes de jazz… et y voit une possibilité d'entrer dans un monde qui l'a toujours fait rêver. Mais quand Dickie finit par se lasser de Tom et lui refuse son « amitié », Tom est prêt à tout pour s'approprier cette vie de rêve, même à tuer.


Le Talentueux Mr. Ripley
Réalisation : Anthony Minghella
Scénario : Anthony Minghella, d'après le roman Monsieur Ripley de Patricia Highsmith
Musique : Gabriel Yared
Production : Miramax Films et Paramount Pictures
Genre : Drame, Thriller
Titre en vo : The Talented Mr. Ripley
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, italien
Date de sortie : 12 décembre 1999
Durée : 139 mn

Casting :
Matt Damon : Tom Ripley
Gwyneth Paltrow : Marge Sherwood
Jude Law : Dickie Greenleaf
Cate Blanchett : Meredith Logue
Philip Seymour Hoffman : Freddie Miles
Jack Davenport : Peter Smith-Kingsley
James Rebhorn : Herbert Greenleaf
Sergio Rubini : Inspecteur Roverini
Philip Baker Hall : Alvin MacCarron
Celia Weston : Tante Joan
Fiorello : Fausto
Stefania Rocca : Silvana
Ivano Marescotti : Colonel Verrecchia
Anna Longhi : Madame Buffi
Alessandro Fabrizi : Sergent Baggio

Mon avis : Il est parfois amusant de se rendre compte comment on peut passer pendant des années (mine de rien, plus de quinze ans) a coté de véritables petites pépites cinématographiques car bon, comment dire, sans tourner plus longtemps autour du pot, après visionnage pour la toute première fois, hier soir, sur ARTE (encore une fois, merci a ma chaine préférée) de ce Talentueux Mr. Ripley, force est de constater que si je m’attendais a ce que ce film soit bon, je reconnais après coup que je n’aurai jamais imaginer qu’il le soit autant. Car oui, ce long métrage inspiré du roman Monsieur Ripley de Patricia Highsmith et en aucune façon du film Plein Soleil de René Clément avec Alain Delon, ce qui n’est pas vraiment la même chose est un bon, que dis-je, un excellent film et la preuve parfaite que ce fichu cinéma américain, quand il s’en donne les moyens, est tout simplement imbattable, n’en déplaise a certains. Car oui, en partant d’une intrigue terriblement efficace mais qui n’est pas non plus d’une grande originalité – après tout, le pauvre type qui souhaite s’élever dans la société, ce n’est pas nouveau – Anthony Minghella, le maitre d’œuvre de la chose, réussit le mince exploit de nous offrir un personnage principal, ce fameux Mr Ripley interprété par Matt Damon, qui est a la fois horrible et attachant : horrible car au fil de l’avancée de l’histoire, ce dernier va de plus en plus loin dans la folie criminelle, attachant car, malgré tout, et sans l’excuser, le personnage, englué dans tous ces drames qu’il provoque, ne souhaitait au final qu’une seule et unique chose, être aimer. Sauf que pour cela, le Mr Ripley ne veut pas être lui-même, préférant travestir sans cesse la réalité et se faire passer pour un autre, plongeant de plus en plus, au fur et a mesure que l’intrigue avance, dans une espèce de folie autodestructrice qui, si elle ne le touche pas a proprement parler physiquement, empêche définitivement son bonheur. Servi par une flopée d’acteurs tout bonnement excellents – Matt Damon bien sur mais aussi et surtout Jude Law, exceptionnel dans son rôle de jeune oisif richissime sans moral, Gwyneth Paltrow, véritable héroïne Hitchcockienne (d’ailleurs, les références sont nombreuses au maitre) et, a un degré moindre, Cate Blanchett – Le Talentueux Mr Ripley est un excellent film, terriblement prenant et qui, au fil de la montée en puissance de l’histoire et tout en abordant tout un tas de thèmes, s’avère, jusqu’à son final dramatique, être une belle réussite. Alors oui, il m’aura fallut plus de quinze ans pour le découvrir, mais sur ce coup là, on dira que le jeu en aura valut la chandelle tant ce dernier frôle allègrement l’excellence !


Points Positifs :
Le Talentueux Mr Ripley est une véritable petite pépite, captivante au possible, et qui, en partant d’un postulat assez commun (un individu qui souhaite s’élever dans la société), part dans des directions par moments complètement inattendues tout en abordant tout un tas de thématiques assez diverses comme l’amitié, le désir d’être aimer, celui de quitter sa piètre condition sociale, l’amour et le désir, entre hommes et femmes mais aussi entre hommes, sans oublier, bien entendu, le manque d’estime de soit et la volonté de jouer sans arrêt un rôle aux yeux de la société.
- Au début, j’étais un peu dubitatif quand a ce fameux Mr Ripley interprété par Matt Damon, puis, au fil du film, des actes et des transformations du personnage, j’en suis venu à être fasciner par ce dernier, a la fois diabolique et tellement fragile finalement…
- Le jeune fils à papa interprété par Jude Law est l’autre figure forte du film : tout bonnement imbuvable, d’un égoïsme primaire et sachant jouer fort bien de son fort charisme, j’avoue que j’ai jubilé lorsqu’il se fait…
- Le rythme du film est tout bonnement parfait avec une première moitié assez lente où Matt Damon s’initie peu a peu a cet univers qui n’est pas le siens mais qu’il maitrise fort bien assez rapidement puis, ensuite, une seconde plus axée thriller est captivante au possible.  
- Alors là, si ce film n’est pas un sacré hommage a Alfred Hitchcock, c’est que je n’ai rien compris au cinéma : les références sont tellement nombreuses que même le non spécialiste les remarquera, que ce soit le générique, l’ambiance générale, les personnages, la musique, etc.
- Puisque j’ai abordé les références au maitre absolu du suspens, n’oublions pas nos deux héroïnes  Hitchcockiennes : Gwyneth Paltrow et Cate Blanchett.
- La fin est une pure merveille, à la fois dramatique et tellement triste finalement…

Points Négatifs :
- Pas vraiment de véritables points faibles dans ce Talentueux Mr. Ripley à moins d’être totalement allergique au genre ou de ne jurer, comme j’ai put le voir dans de nombreuses critiques, par Plein Soleil avec Alain Delon.
- Certains risquent de s’ennuyer ferme au cours de la première moitié du film où il y a bel et bien quelques longueurs – que je trouve justifiées mais ce n’est que mon avis.

Ma note : 8,5/10

Multimondes 4


Multimondes 4
Août/Septembre 1999

Au sommaire :
Articles
- Que la force soit avec toi
- Une créature désirable
- Un canapé pour mon épée
- Rodney Matthews : En quête d’éternité
Dossier : Top-Secret
- Espions de tous les temps
- Le chiffre et le code
- Profession : Espion
- Au service de sa Majesté
- Stages à l’Épée
- Médiathèque de l’espion
- Scénario : Course à la mort
- Petite initiation à la cryptographie
Rubriques
- 1999 : Le Concile des Mages
- Making Of : Megalex
- Encyclopédie des mondes imaginaires : Le Carnaval de Fer
- Micro : Might and Magic 7
- BD : L’Auberge de non-retour
- Previews
- Courrier et annonce du prochain numéro

Mon avis : Cette fin du mois de novembre aura vu le retour de mes critiques d’anciennes revues consacrées aux jeux de rôles (sur plateau et pas sur console ou PC, ce qui n’est pas la même chose) et plus précisément celles de Multimondes, le successeur éphémère de Dragon Magazine, la revue phare du genre au cours des années 90. Ainsi, en a peine plus d’une semaine, j’en suis a ma troisième critique puisque, après le second et le troisième numéro, aujourd’hui, j’aborde le cas du quatrième, un numéro, accessoirement, qui ne m’aura guère laissé une bonne impression, bien au contraire. Il faut dire que l’une des problématiques de cette revue, et, en quelque sorte, c’était déjà le cas avec son prédécesseur, Dragon Magazine, c’est que suivant le sujet principal du numéro, on pouvait alterner les excellents magazines a d’autres franchement moins intéressants. Ainsi, après un très bon dossier Conan, ce quatrième numéro de Multimondes nous en propose un consacré aux… espions, ce qui, déjà, est bougrement moins captivant. Alors bien sur, je sais parfaitement que tout cela se juge aussi par ses propres gouts personnels et qu’un individu passionné par l’espionnage et toutes les œuvres du genre verra son attention éveillée par ce quatrième numéro de Multimondes, cependant, même si je sais parfaitement que cette revue n’est pas cantonnée au genre médiéval fantastique a la Donjons & Dragons, même s’il est normal d’y trouver des sujets et des univers aussi variés que la SF, le Mythe de Cthulhu voir même, dans le cas présent, l’espionnage, le soucis, selon moi, c’est que le dossier en lui-même est tout sauf… réussi. Un survol trop rapide de ce que fut la profession au cours des âges, une filmographie mal réalisée des James Bond, les auteurs se sentant obligés de mettre en avant les productions plus récentes (pour l’époque) au détriment des véritables chef d’œuvres des débuts, et, pour finir, quelques articles peu intéressants font que, d’un dossier qui aurait put être bon, on se retrouve avec une curieuse impression de truc plutôt bancal. Dommage… oui dommage car, histoire d’enfoncer le clou, le reste de la revue n’arrive pas vraiment a sauver les meubles et si l’on louera l’interview de Rodney Matthews, artiste britannique que les vieux lecteurs de Dragon Magazine connaissaient bien, et si l’article Star Wars n’est pas mauvais, pour le reste, cela reste un peu trop moyen. Bref, ce quatrième numéro de Multimondes et a mille lieux de ses prédécesseurs mais bon, quelque part, au vu de sa couverture, on pouvait se douter que l’on serait déçu…


Points Positifs :
- L’interview de Rodney Matthews, un artiste britannique fort talentueux et au style plutôt particulier.
- Sans être exceptionnel l’articule consacré a Star Wars se laisse lire.
- Petit coup de nostalgie avec Might and Magic 7.
- Tout n’est pas à jeter dans le dossier consacré à l’espionnage et il y a deux ou trois choses intéressantes comme l’évolution du métier au fil des siècles, quelques noms célèbres qui auront marqué la profession et, pour finir, la cryptographie.

Points Négatifs :
- Force est de constater que le dossier consacré à l’espionnage est une franche déception : sans être fan du genre, je reconnais qu’il y avait de quoi faire beaucoup mieux, surtout que les thèmes ne manquent pas. Ainsi, l’espionnage au fil des âges : le thème est abordé mais trop rapidement, et ce, au détriment d’articles dont on se demande ce qu’ils font là comme  Stages à l’Épée.
- Bien évidement, il était impossible de ne pas parler de James Bond, le plus grand espion de tous les temps (enfin, en tant que personnage imaginaire, bien sur), cependant, la filmographie sélective qui nous est proposée dans ce numéro est ridicule et fait trop l’impasse sur les vieux films, vraiment bons, pour mettre en avant les plus modernes (du moins pour l’époque) ; accessoirement, quinze ans après la parution de ce numéro, on regarde encore les James Bond avec Sean Connery, ce qui n’est plus vraiment le cas pour ceux de Pierce Brosnan…
- Chouette, un article sur les Succubes… zut, il est complètement raté !
- Mouais, l’article sur les épées magiques sent le réchauffé a plein nez tellement le sujet a été traiter maintes fois dans le passé.
- Un peu bof la couverture.  

Ma note : 4/10
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