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mercredi 18 février 2015

Winter Soldier – The Bitter March


Winter Soldier – The Bitter March

Le sens d'araignée de Spider-Man se manifeste alors qu'il est à Central Parc. En se dirigeant vers la source du danger, Peter tombe sur une sorte de vaisseau. Alors qu'il s'en rapproche, il disparaît en un instant... Spider-Man se retrouve avec de nombreux autres super héros comme les X-Men, les Quatre Fantastiques ou les Avengers, dans le vaisseau, au beau milieu de l'espace. Ce ne sont pas les seuls puisque leurs pires ennemis sont aussi présents. A proximité, une planète se dessine, tandis que des tensions naissent entre les involontaires passagers. Puis une voix retentit dans le vaisseau. Il s'agit du Beyonder, un être qui se vante de pouvoir offrir le plus beau des rêves ou des présents à ceux qui vaincront leurs adversaires. Le vaisseau, une fois posé sur la planète nouvellement formée, laisse descendre les différents super héros et super vilains. Certains n'ont pas envie de se battre mais devant la récompense proposée par le Beyonder, pourquoi ne pas lancer les hostilités ?...


Winter Soldier – The Bitter March
Scénario : Rick Remender
Dessins : Roland Boschi
Encrage : Roland Boschi
Couleurs : Chris Chuckry
Couverture : Roland Boschi
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel Comics
Titre en vo : Winter Soldier – The Bitter March
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : avril – septembre 2014
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 15 décembre 2014
Nombre de pages : 100

Liste des épisodes
Winter Soldier – The Bitter March 1-5

Mon avis : Après m’être atteler a la lecture de Ultimates, œuvre de Mark Millar et de Bryan Hitch, qui m’aura occuper depuis le début du mois et qui aura pris fin, comme vous avez put le remarquer peut-être, pas plus tard qu’hier avec la seconde saison, je reste dans le monde des comics, genre un peu plus présent sur ce blog ces derniers temps, avec une mini-série dont le protagoniste principal est l’un de mes personnages préférés chez Marvel, le Soldat de l’Hiver. Bon, déjà, il faut dire que j’ai faillis passer à coté de cette saga, paru en décembre dernier et que je n’ai acheté qu’hier, c’est-à-dire, un jour après son départ officiel des kiosques – merci Carrefour sur ce coup là – et que, après avoir lu ce Winter Soldier – The Bitter March, force est de constater que je serais passé a coté d’un bon, que dis-je, d’un très bon comics. En effet, étant fan depuis longtemps du charismatique Soldat de l’Hiver, j’avais vraiment envie de voir si cette mini-série valait le coup, mais, je le reconnais, si j’avais espoir que celle-ci soit intéressante, je ne m’attendais pas a ce qu’elle soit aussi bonne. Prenant place au milieu des années 60, dans un quelconque pays d’Europe de l’Est, le synopsis de départ voit deux agents du S.H.I.E.L.D., Nick Fury (mais on voit à peine celui-ci) et un certain Ran Shen, essayer de tirer des griffes de l’Hydra deux ex-scientifiques nazis qui auraient trouvé la formule d’Alchimie, rien que ça. Et, si l’élément fantastique n’est jamais bien loin – après tout, nous sommes dans l’univers Marvel – ce qui prime avant tout, dans ce récit, c’est le coté espionnage de la chose : agents secrets, jeu de séduction avec des femmes sublimes et dangereuses, poursuites endiablées, adversaires redoutables qui n’auraient pas dépareillés dans un James Bond, multiples gadgets, bref, tous les éléments traditionnelles du parfait film d’espionnage, un soupçon, minime, de fantastique en plus. Ajoutons a cela les soviétiques qui agissent pour leur comptent et qui, forcément, utilisent notre bon vieux Bucky, alias le Soldat de l’Hiver et vous comprenez aisément mon enthousiasme final quant a ce Winter Soldier – The Bitter March. Alors bien entendu, je ne vais pas rentrer dans les détails de l’intrigue ni en dévoilé son déroulement, mais bon, si vous aimez les James Bond, si vous en avez un peu marre des histoires de super-héros typiques et si, bien entendu, vous êtes fan du Soldat de l’Hiver, alors, ce Winter Soldier – The Bitter March est fait pour vous. Et dire, fou que je suis, que j’ai faillis passer à coté !!!


Points Positifs :
- Attention a tous les fans de comics de super-héros : ici, nous sommes bien dans l’univers Marvel traditionnel (enfin, son passé) et oui, il subsiste des éléments fantastiques, cependant, Winter Soldier – The Bitter March est avant toute chose un récit d’espionnage dans le sens premier du terme, où, bien sur, fourmille tous les éléments du genre – gadgets, femmes fatales, espions, etc. D’ailleurs, le scénario aurait put faire un bon James Bond.
- Captivant de bout en bout : une fois entrainé dans l’intrigue, vous ne lâcherez cette revue que quand vous serez arrivé à la dernière page. Il faut dire que le sieur Rick Remender nous a pondu une œuvre prenante aux multiples rebondissements.
- Comme je suis fan du Soldat de l’Hiver, eh ben… bah, c’est un point positif puisqu’il est là !
- Le vrai héros de cette histoire est un certain Ran Shen, un type du S.H.I.E.L.D. sans pouvoirs mais assez intéressant au final ; accessoirement, on le rêvera par la suite, ailleurs…
- Particulièrement apprécié Lord Drain, le gus de l’Hydra : une espèce de David Bowie albinos et aux pouvoirs terrifiants.
- Les couvertures proposées dans la revue, des différents numéros de la mini-série, et qui sont franchement réussies, originales, et dans le ton.

Points Négatifs :
- Bon, si j’avais vraiment un défaut à trouver à Winter Soldier – The Bitter March, se serait les dessins de Roland Boschi : certes, ils ne sont pas mauvais, il y a un certain style et, au bout d’un moment, on finit par s’y faire, mais bon, malgré toute la bonne volonté du monde, je n’ai pas accroché. Mais bon, cela reste plus que correct.

Ma note : 8/10

mardi 17 février 2015

Ultimates – Tome 2


Ultimates – Tome 2

Un an est passé depuis les derniers événements. Captain America est envoyé au nord de l’Irak pour libérer des otages américains. Son intervention est un succès mais s'est faite également sur un fond de polémique. Les Ultimates n'ont pas à intervenir en dehors des Etats-Unis. Or, Thor a déjà déclaré ne plus vouloir faire partie d’une pareille organisation. Le Dieu du tonnerre a donné rendez-vous à Volstagg, un de ses amis Asgardiens pour déjeuner. Celui-ci apprend à Thor que son frère Loki se trouve sur Terre et qu'il aurait la ferme intention de jouer de bien mauvais tours au monde entier. Du côté des Ultimates, rien ne va plus. Les médias se sont emparés d’une information ne pouvant provenir que de l’un des membres de l’équipe. Elle concerne le massacre de plusieurs centaines d’américains par Hulk. Bruce banner est alors désigné comme responsable, même s'il est enfermé dans une des cellules du S.H.I.E.L.D.. Tout semble l'emmener vers un procès public. Pendant qu'Iron Man rencontre des surhumains venant d’Europe lors d’une intervention, le climat devient de plus en plus délétère autour des êtres dotés de pouvoirs…

Jackie Brown


Jackie Brown

Jacqueline « Jackie » Brown est une hôtesse de l'air dans une petite compagnie mexicaine. Pour arrondir ses fins de mois, elle sert de passeuse du Mexique aux États-Unis pour un trafiquant d'armes, Ordell Robbie. Elle emporte dans ses bagages de l'argent liquide pour le compte de ce truand. Ordell apprend qu'un autre de ses passeurs, Beaumont Livingston, est arrêté. Pensant que Livingston va fournir des informations à la police pour éviter la prison, Ordell s'arrange pour le faire libérer sous caution par le chargé de caution Max Cherry, puis il met Livingston dans une voiture et l'assassine. Beaumont, ayant partagé des informations avec la police, un comité d'accueil intercepte Jackie à l'aéroport de Los Angeles : un agent de l'ATF, Ray Nicolette accompagné d'un policier du LAPPD, Mark Dagus. Jackie revient du Mexique avec de l'argent liquide qui appartient à Ordell et 50 grammes de cocaïne dont Jackie ignoré l'existence pour cette dernière. Ils espèrent obtenir son aide pour piéger le trafiquant. Initialement, Jackie refuse de coopérer et elle est envoyée en prion pour possession de stupéfiant dans le but d'en faire commerce. Ordell estime que Jackie peut devenir une menace pour lui pouvant devenir informateur, Ordell s'arrange pour la faire libérer sous caution.


Jackie Brown
Réalisation : Quentin Tarantino
Scénario : Quentin Tarantino, d'après le roman Punch Créole d'Elmore Leonard
Musique : Divers artistes
Production : A Band Apart, Miramax Films
Genre : Policier, Drame, Gangsters, Blaxploitation
Titre en vo : Jackie Brown
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 25 décembre 1997
Durée : 154 mn

Casting :
Pam Grier : Jacqueline « Jackie » Brown
Samuel L. Jackson : Ordell Robbie
Robert Forster : Max Cherry
Bridget Fonda : Melanie
Michael Keaton : Ray Nicolette
Robert De Niro : Louis Gara
Michael Bowen : Mark Dargus
Chris Tucker : Beaumont Livingston
Lisa Gay Hamilton : Sheronda
Sid Haig : le juge
Hattie Winston : Simone
Tom Lister, Jr. : Winston
Quentin Tarantino : la voix du répondeur téléphonique de Jackie
Denise Crosby : Avocat commis d'office
Helmut Berger : Nanni Vitali
Marissa Mell : Giuliana Caroli
Council Cargle : Drew Sheppard
Tony Curtis : lui-même

Mon avis : En janvier dernier, il n’y a que quelques semaines, je vous proposais sur ce blog la critique du cultissime Pulp Fiction, œuvre qui fit beaucoup pour la renommée d’un certain Quentin Tarantino et que je n’avais pas eu l’occasion de revoir depuis… oh, le milieu des années 90, c’est pour dire… Et donc, aujourd’hui, c’est un autre long métrage de l’excellente filmographique du fantasque réalisateur américain dont je vais vous entretenir, Jackie Brown. Bon, déjà, pour être tout à fait franc et presque deux décennies après sa sortie au cinéma, je dois avouer que je n’avais jamais eu l’occasion de voir ce film ; les raisons, bien entendu, sont multiples mais comme j’ai eu l’occasion a maintes fois de le dire sur ce blog, au départ, je n’étais pas très attiré par le sieur Tarantino et ne m’y suis véritablement intéresser que sur le tard. Honte sur moi, bien sur, quoi que, du coup, cela me permet, encore aujourd’hui, de découvrir des œuvres vue et archivues par la majorité des gens, comme quoi, il y a toujours un point positif a retirer de ma bêtise initiale. Et justement, puisque je vous parle de points positifs, force est de constater que ce Jackie Brown en fourmille car oui, et comme certains le savent très bien depuis belle lurette, les aventures de cette hôtesse de l’air qui réussit à arnaquer a la fois trafiquants et policiers sont une formidable réussite. Déjà, pour l’ambiance générale qui se dégage de ce long métrage : dialogues savoureux (à voir en vo bien entendu), personnages hauts en couleur, bande originale omniprésente et parfaitement représentante d’une époque, les années 70, et d’un style désuet depuis longtemps, cette fameuse Blaxploitation dont la savoureuse Pam Grier, formidable ici, en était l’une des plus belles égéries. Car bien entendu, à chaque film de Tarantino nous avons droit a son hommage personnel et après les films de gangsters dans Pulp Fiction et les films d’arts martiaux dans Kill Bill – Volume 1, dans Jackie Brown, c’est la Blaxploitation qui est mis a l’honneur, genre cinématographique qui, dans les années 70, revalorisa enfin le rôle des noirs sur grand écran, les acteurs et actrices de couleur ayant enfin droit a des rôles majeurs. Et, forcément, histoire de pousser l’hommage jusqu’au bout, Tarantino donna a Pam Grier, ancienne gloire du genre, l’occasion de revenir sur le devant de la scène, et que de fort belle manière d’ailleurs… Car que l’on soit adepte ou pas des films de Tarantino (et encore, ici, le déroulement scénaristique se fait dans l’ordre donc, du coup, il est plus facile a suivre), comment ne pas reconnaitre que dans ce Jackie Brown, Pam Grier brille de milles feux !? La quarantaine rayonnante, comme le dit, au cours de l’intrigue, Robert Forster, complètement sous le charme et, accessoirement, lui aussi acteur sur le retour, Pam Grier est tout simplement excellente et on ne voit quasiment qu’elle dans ce film, et ce, alors que, le reste du casting, Samuel L. Jackson en tête, est lui aussi fortement inspiré, c’est pour dire… Indéniablement, pour moi, Jackie Brown n’est pas le meilleur film de Tarantino – j’ai vraiment une préférence pour le dytique Kill Bill – mais il n’en est pas loin : savoureux, captivant, dosé d’un certain humour, moins violent que d’autres productions du maitre, il nous démontre que même avec une intrigue pour le moins simple – après tout, c’est juste une arnaque – Tarantino réussit le tour de force de sublimer le tout, mais cela, bien entendu, ce n’est plus une surprise depuis longtemps…


Points Positifs :
- De toutes façons, à un moment donné, je pense que les choses sont claires : il y a-t-il un mauvais film de Tarantino ? Eh bien c’est non, tout simplement. Et plus que cela, tous ces films sont des bons voir de très bons films, et cela, ce n’est pas donné a tous les réalisateurs ; du coup, ce Jackie Brown ne vient que confirmer tout cela, une fois de plus.
- Au sein d’un casting exceptionnel – mine de rien, il y a  Samuel L. Jackson, Robert de Niro, Robert Forster, Michael Keaton – et au top, Pam Grier réussi l’exploit d’être au dessus de tout le monde. Bien sur, le film est basé sur elle et la met en avant, cependant, briller de milles feux de cette façon alors que les autres sont excellents, ce n’était pas si évidant a la base…
- Bien entendu, on retrouve tous les éléments qui font la force du cinéma de Tarantino comme les dialogues, une certaine dose d’humour, certaines situations ubuesques, des personnages hauts en couleurs même quand ils sont complètement paumés (sur ce point, De Niro excelle), une bande son qui colle a l’intrigue et, principalement, ce qui ressort le plus a chaque fois, la manière dont le réalisateur traite d’un genre et qui ressemble presque a de l’amour…
- Un bel hommage a un genre, la Blaxploitation, très peu connu sous nos latitudes.
- Histoire a priori simple – il s’agit d’une arnaque – mais captivante au possible.
- Ici, l’intrigue est proposée dans l’ordre de son déroulement scénaristique, donc, vous ne pourrez pas dire que vous allez vous perdre…

Points Négatifs :
- Peut-être justement le fait que l’histoire soit un peu trop simple. Bien sur, Tarantino en tire le meilleur mais ce n’est qu’une arnaque après tout…
- Jackie Brown dure près de deux heures et demie et, curieusement, j’ai eu la sensation vers la fin qu’il manquait quelque chose ?! Trop court ? Hum, ce n’est peut-être qu’une impression ?!

Ma note : 8,5/10

lundi 16 février 2015

The Dark Knight Rises


The Dark Knight Rises

Huit ans ont passé depuis que Batman a disparu dans la nuit, passant à cet instant du statut de héros à celui de fugitif. Prenant la responsabilité de la mort d'Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié pour le mieux, du moins l'espérait-il, autant que le Commissaire Gordon à ses côtés. Pendant un moment, le mensonge eut l'effet escompté, la criminalité de Gotham City se pliant sous le poids de l'Unité anti-crime de Dent. Mais l'arrivée d'une féline et fourbe cambrioleuse au mystérieux dessein chamboule l'ordre établi. Bien plus dangereuse encore est l'apparition de Bane, terroriste masqué dont l'impitoyable projet pour Gotham pousse Bruce à sortir de l'exil qu'il s'est imposé. Mais bien qu'il reprenne cape et masque, Batman pourrait ne pas être un adversaire à la taille de Bane...


The Dark Knight Rises
Réalisation : Christopher Nolan
Scénario : Christopher Nolan et Jonathan Nolan
Musique : Hans Zimmer
Production : DC Entertainment, Legendary Pictures, Syncopy Films et Warner Bros
Genre : Super-Héros, Fantastique, Action, Science-Fiction
Titre en vo : The Dark Knight Rises
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 20 juillet 2012
Durée : 165 mn

Casting :
Christian Bale : Bruce Wayne/Batman
Tom Hardy : Bane
Anne Hathaway : Selina Kyle
Gary Oldman : James Gordon
Marion Cotillard : Miranda Tate/Talia al Ghul
Joseph Gordon-Levitt : Robin John Blake
Morgan Freeman : Lucius Fox
Michael Caine : Alfred Pennyworth
Matthew Modine : Peter Foley
Juno Temple : Jen Robinson
Liam Neeson : Ra's al Ghul
Josh Pence : Ra's al Ghul jeune
Ben Mendelsohn : John Daggett
Aidan Gillen : un agent de la CIA
Nestor Carbonell : le maire Anthony Garcia
Alon Aboutboul : Dr Leonid Pavel
Daniel Sunjata : capitaine Jones
Burn Gorman : Phillip Stryver
Tom Conti : le prisonnier
Joey King : Talia al Ghul jeune
Cillian Murphy : Dr Jonathan Crane
Josh Stewart : Barsad, bras droit de Bane

Mon avis : Il y a de cela sensiblement dix ans, un certain Christopher Nolan dépoussiérait l’une des icones les plus célèbres de l’univers superhéroique par le biais de ce qui restera comme l’un des films de justiciers costumés les plus réussis de l’histoire, je veux bien évidement parler de Batman Begins, œuvre qui revenait sur les origines de l’homme chauve-souris et sa lutte face a sa némésis, le terrible et charismatique Ra's al Ghul. Trois ans plus tard, Nolan remettait le couvert avec The Dark Knight, film qui reçut énormément de louanges, particulièrement pour la performance du regretté Heath Ledger dans le rôle du Joker ; pourtant, alors que j’avais franchement apprécier Batman Begins, j’avais été moins enthousiaste avec The Dark Knight, estimant que s’il s’agissait bel et bien d’un bon film, ce n’était nullement un chef d’œuvre. Du coup, lorsque, en 2012, paru sur les écrans ce dernier film de la trilogie, je dois reconnaitre que je n’en avais pas fait une priorité absolue, bien au contraire, attendant qu’éventuellement, un jour, il passe a la télévision ce qui arriva donc hier soir ; et, ma foi, et au risque de faire hurler les fans purs et durs du chevalier noir, j’ai bien fait. Alors oui, et en cela, je rejoins un peu ce que j’avais déjà dit lors de ma critique de The Dark Knight il y a un peu plus de quatre ans, je reconnais que ce dernier opus de Batman est un bon film : scènes d’actions spectaculaires, effets spéciaux impressionnants, casting quasiment impeccable, intrigue captivante et qu’il est difficile de lâcher une fois plonger dedans, oui, Christopher Nolan, sur ce point là, aura réussi son coup et je n’ai aucun problème a affirmer que sa vision de l’univers de Batman est la plus réussie sur grand écran. Cependant, si Begins m’avait franchement plu, ici, je n’arrive toujours pas à saisir comment certains peuvent voir en ce The Dark Knight Rises un chef d’œuvre ?! Car bon, comment dire, malgré un scénario sympa et prenant, malgré quelques protagonistes charismatiques et quelques scènes spectaculaires, tout cet assemblage ne suffit pas a faire de ce The Dark Knight Rises un incontournable ; oui on en prend plein la vue, oui c’est un bon film, oui, et c’est le principal, on passe un bon moment de cinéma, sans prise de tête, mais non, mille fois non, ce n’est pas un grand film, n’en déplaise aux inconditionnels de la trilogie et de Christopher Nolan. Alors bien sur, selon les gouts de chacun, différentes opinions peuvent coexister sans le moindre problème au sujet de ce long métrage, mais dans mon cas, et malgré d’indéniables qualités que je ne nie pas a ce dernier, je ne peux m’empêcher de me dire que ce The Dark Knight Rises est le moins bon de la trilogie ; trop convenu, prévisible, usant de pas mal de facilitées là où Begins innovait, nous obtenons au final un bon film, ce qui est bien, mais c’est tout…


Points Positifs :
- Même si je ne considère en aucune façon The Dark Knight Rises comme étant un chef d’œuvre, car il ne faut pas exagérer non plus, je reconnais sans problème qu’il s’agit tout de même d’un bon film, souvent spectaculaire et plutôt captivant. Bref, une démonstration sans failles du célèbre savoir faire américain pour ce qui est des films a grand spectacle.
- Bien entendu, vu que c’est le dernier long métrage de la trilogie de Nolan, nous sommes en terrain familier et l’effet de surprise ne marche plus depuis longtemps, cependant, on retrouve avec plaisir tout ce qui a fait l’attrait des volets précédant, c’est-à-dire, un casting plutôt bon voir excellent, une ambiance particulière et réussie, des effets spéciaux réussis et des scènes d’actions souvent spectaculaires.
- A priori, j’avoue que je n’étais pas spécialement fan de Bane en tant que grand méchant de ce film, pourtant, et sans crier au génie, je l’ai trouvé plutôt pas mal ; après, ça reste un gros bourrin avant tout…
- Si vous souhaitez passer un bon moment de cinéma sans prise de tête et voulez en prendre plein la vue, alors oui, ce Batman est fait pour vous – et puis, si on le compare aux anciens, des années 90, et qui semblent tellement ringard…

Points Négatifs :
- Je suis désolé pour les fans de la trilogie – et je sais qu’ils sont nombreux – mais il ne suffit pas de nous pondre tout un tas de scènes d’actions les unes après les autres, et ce, pendant plus de deux heures, pour faire d’un film un chef d’œuvre. Certes, cela reste un fort bon divertissement, mais en aucune façon un grand film.
- Certes, j’ai finis par accepter Bane en tant que méchant principal du film, mais bon, comment dire, point de vu charisme, ce n’est pas le Joker et encore moins Ra's al Ghul…
- L’intrigue est pas mal, on prend un plaisir certain a suivre celle-ci mais bon, reconnaissons que tout cela est plutôt convenu et sans grande surprise non plus ; le coté toujours plus dans le spectaculaire, ça a ses limites aussi.
- J’avais entendu parler d’une scène ridicule qui avait fait énormément parler d’elle et, après coup, j’ai parfaitement compris pourquoi : mais qu’est ce qu’elle joue mal Marion Cotillard quand elle meurt ! Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est la scène la plus ridicule du cinéma car se serait exagéré, mais, elle n’en est pas moins pathétique.
- Par contre, le truc que je n’ai jamais aimé dans cette trilogie, et ce, depuis le début, c’est la voix de Bruce Wayne lorsqu’il revêt le costume de Batman…

Ma note : 7/10

dimanche 15 février 2015

Gone Girl


Gone Girl

Nick se demande à quoi pense sa femme. Il aimerait lui fendre le crâne pour le savoir. Amy et Nick Dunne semblent former un couple parfait. Mais, pour se rapprocher de la mère malade de Nick, ils sont contraints de quitter Manhattan et de retourner dans le Missouri, dans la ville où Nick a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, Amy disparaît mystérieusement et Nick retrouve la table de salon pulvérisée. En conférence de presse, il est incapable de jouer le rôle conventionnel que l'on attend de lui. Il ne paraît pas affecté outre mesure par la disparition de son épouse. Il ne souligne pas combien elle était merveilleuse, combien elle était semblable à L'épatante Amy, personnage à peine fictif que les livres des parents de la jeune femme ont rendu célèbre. Nick semble peu concerné par cette affaire qui suscite une profonde émotion dans tout le pays. Une animatrice télé à scandale a tôt fait de le désigner comme le meurtrier de sa femme. Or, la peine de mort est en vigueur dans le Missouri.


Gone Girl
Réalisation : David Fincher
Scénario : Gillian Flynn, d'après son roman Gone Girl
Musique : Trent Reznor et Atticus Ross
Production : Pacific Standard et New Regency Pictures
Genre : Thriller
Titre en vo : Gone Girl
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 26 septembre 2014
Durée : 149 mn

Casting :
Ben Affleck : Nicholas « Nick » Dunne
Rosamund Pike : Amy Elliott Dunne
Carrie Coon : Margo Dunne
Kim Dickens : inspecteur Rhonda Boney
Neil Patrick Harris : Desi Collings
Tyler Perry : Tanner Bolt
Scoot McNairy : Tommy O'Hara
Boyd Holbrook : Jeff
Lee Norris : l'officier Washington
Lola Kirke : Greta
Missi Pyle : Ellen Abbott
Kathleen Rose Perkins : Shawna Kelly
Patrick Fugit : l'inspecteur Jim Gilpin
Sela Ward : Sharon Schieber
Emily Ratajkowski : Andie Fitzgerald
Casey Wilson : Noelle Hawthorne
David Clennon : Rand Elliott
Lisa Banes : Marybeth Elliott

Mon avis : Je dois reconnaitre avant toute chose que d’entrée de jeu, je n’étais pas très emballer par ce film ; les thrillers et moi, ça n’a jamais été véritablement une grande histoire d’amour, quand au réalisateur de ce Gone Girl, je veux bien évidement parler de David Fincher, si, plus jeune, j’avais fortement apprécié son Seven, déjà, Fight Club n’avait pas été a la hauteur de mes espérances, tandis que je n’avais guère apprécier L’Etrange Histoire de Benjamin Button et que The Social Network m’avait laisser froid. Bref, ne vouant nullement un culte a David Fincher, ce n’était pas pour ses beaux yeux que je me suis lancer dans ce Gone Girl… mais pour son synopsis qui, m’étais-je dit, n’était pas forcément inintéressant : un couple apparemment comme tout le monde, sans histoire et amoureux, bref, un coup a ce que tout ce bonheur apparent cache quelques sombres secrets ou failles et justement, d’entrée de jeu, lors du cinquième anniversaire de mariage, l’épouse disparait sans laisser de trace et le mari, de son coté, semble être le coupable idéal, surtout qu’il ne cesse d’accumuler des maladresses en tout genre… Mouais, sans être d’une franche originalité, tous ces éléments pouvaient accoucher, au final, d’une œuvre qui ne serait certes pas époustouflante mais qui pouvait parfaitement être correcte, voir bonne. Et, justement, la première partie de ce Gone Girl est plutôt réussie : tout semble accuser le mari, on se doute bien que tout cela est trop facile et quand, finalement, on découvre qui est derrière cette disparition – je suis obliger de spoiler, c’est sa femme – si l’on n’est pas entièrement surpris, disons que la façon dont elle a agis fait tout de même son petit effet. Et donc, l’intrigue qui nous faisait croire jusque là a un mari violent et capable du pire nous montre finalement une femme manipulatrice en diable et capable de toutes les extrémités – chose plutôt savoureuse quand on a eu affaire a ce genre de personnes dans sa vie. Sauf que, arrivé a ce point de l’histoire, quelque chose déraille dans celle-ci et, grosso modo, le dernier quart du film est bourré d’incohérences en tous genres au point de gâcher indéniablement le tout : ainsi – et c’est pour cela que je suis obliger de dévoiler des pans de l’intrigue – après s’être fait passer pour morte, la femme revient avec une histoire abracadabrantesque et cela ne semble pas trop gêner les autorités qui tombent un peu trop facilement dans le panneau, mais pire que le comportement des forces de l’ordre, c’est celui du mari qui est incompréhensible : mais pour quelle fichue raison reste t-il avec elle !? Il sait ce qu’elle est, il sait qu’elle lui ment tout le temps, et… il reste !? Sa pseudo grossesse auquel lui-même ne semble pas y croire ? Au bout de plus de sept semaines sans la toucher et connaissant le passif de son épouse ? Non, tout bonnement débile. Alors je sais, on va me dire que c’est un film, qu’il ne faut pas essayer de comprendre les réactions des protagonistes, qu’il est sous sa coupe finalement, etc. Mais non, mille fois non : justement, vu comment s’est déroulé l’histoire, vu tout ce qui c’est passé, le comportement du mari, à la fin, est incompréhensible, illogique, bref, tout ce que vous voulez mais il n’est pas normal. Dommage car, justement, c’est cette fin que je retiendrais principalement de ce Gone Girl, et, forcément, vu ce que j’en pense, ça n’a put que peser lourd, très lourd même sur la balance… et pas du bon coté…


Points Positifs :
- Le synopsis de départ n’est pas original pour un sou, certes, mais il n’en reste pas moins intéressant et, d’ailleurs, je reconnais volontiers que la première partie du film, où tout semble accuser le mari – trop facile bien sur – et qui prend fin quand on découvre que c’est sa femme qui a tout organiser, est assez captivante.
- Justement, cette scène où l’épouse explique comment elle a tout planifier est un petit délice de manipulation comme seules certaines personnes bien vicelardes savent le faire.
- Je ne vais pas le nier, dans l’ensemble, les acteurs sont plutôt bons et impliqués ; petite mention a Ben Affleck au début du film, quand il fait absolument tout le contraire de ce qu’il devrait faire alors que tout l’accuse.
- Manipulation, désir de modifier et de contrôler son conjoint, démonstration flagrante que l’on ne sait jamais ce qui se passe réellement au sein d’un couple ; oui, les thèmes abordés sont intéressants.

Points Négatifs :
- Vous l’avez compris, au vu de ma critique, la fin et plus précisément le comportement du mari, incompréhensible, qui finit par rester avec sa femme comme s’il était forcé alors que… alors que rien, mais strictement rien ne l’y oblige ! D’ailleurs, cela en devient incroyable, à croire qu’il est complètement con !? Il sait qu’elle ment, qu’elle a tué un homme, qu’accessoirement, elle voulait le faire condamner a mort, et, au départ, il reste parce qu’il y a les médias a sa porte !? Et sept semaines plus tard, alors qu’ils n’ont aucune relation sexuelle, elle annonce qu’elle est enceinte et il… l’a croit !? Non, je veux bien que des gens niais existent mais là, trop c’est trop !
- La police aussi me semble un peu crédule : il y a mort d’homme, elle se prétendait attachée quant elle était violée et personne ne tique quant au fait qu’elle ait trouvé un cutter et tuer son prétendu tortionnaire !? Pas d’enquête, rien ? Mais c’est n’importe quoi…
- Euh, petit détail curieux : elle arrive à l’hôpital couverte de sang et en repart… couverte de sang !? Même pas un petit coup d’éponge pour lui faire une toilette !?
- Belle petite incohérence sur le physique de l’héroïne qui de mince devient subitement bouffie puis a nouveau svelte du jour au lendemain a la fin… Une explication !?

Ma note : 4,5/10
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