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lundi 18 août 2014

Servitude – Iccrins


Servitude – Iccrins

En opposant le Roi Garantiel d’Anorœr et son cousin Othar de Vériel, les Fils de la Terre s’entredéchirent jusqu’au dernier. L’imprenable citadelle franche d’Al Astan semble en être le dernier théâtre, dans lequel quelques Drekkars, leurs ennemis séculaires, jouent habilement les souffleurs de braises. Pour autant, cette société héritière des Dragons est elle aussi on ne peut plus mal en point et leur Empereur menacé… La bataille fait bientôt rage, livrant de nouveaux rois, de nouveaux traîtres et laissant les mercenaires se laver du sang des ennemis. Kiriel, le gendre de Garantiel, prématurément veuf, aidé de F’Lar et de l’amiral Koreil Vanarek, tente une percée au cœur de la citadelle. Bientôt, les deux premiers doivent pourtant leur salut à l’approche d’un vaisseau volant Iccrin. Kyriel est blessé et F’Lar fait valoir sa condition d’épouse du Gardien du Pilier Arkindé d’Anar pour contraindre l’équipage, venu faire une mystérieuse livraison, de les prendre à bord. Et tandis que les Fils de la Terre livrent leur dernier (?) souffle, le navire volant prend de l’altitude. A bord, se trouve Esdras, infante capable de maîtriser le souffle des vents pour guider le vaisseau. Après un bref arrêt sur une plateforme pour que l’infante reprenne des forces via l’étrange cérémonie du Vek, l’équipage reprend la route vers l’une des 3 Cités Iccrins installée sur le Pilier de Kersh, une gigantesque plateforme en plein milieu du ciel. Pour autant, F’Lar, ou plutôt Filène d’Anar, tente le tout pour le tout pour ne pas y être conduite : ce n’est pas par hasard qu’elle n’y soit pas retournée depuis 15 ans. Pas un hasard non plus, que tous la croient morte à jamais…


Servitude – Iccrins
Editeur : Soleil
Scénario : Fabrice David
Dessins : Eric Bourgier
Couleurs : Eric Bourgier
Couverture : Eric Bourgier
Editeur : Soleil
Genre : Heroic Fantasy
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 25 juin 2014
Nombre de pages : 56

Mon avis : Presque trois ans, oui, une éternité donc que j’ai découvert cette incroyable – et je pèse mes mots – bande dessinée qu’est Servitude, et encore, à l’époque, c’était lors de la sortie du troisième tome que je me suis lancé dans cette œuvre, celle-ci ayant en fait débuté en 2006… huit ans pour parvenir au quatrième tome, une attente bien trop longue pour tous les amoureux de cette magistrale œuvre de Fantasy, mais au vu du résultat final, à chaque fois, comment ne pas reconnaitre qu’au moins dans ce cas-là, le jeu en valait la chandelle ?! Car oui, mille fois oui, Servitude, ce n’est pas une énième production de chez Soleil comme la maison d’édition nous en abreuve jusqu’à n’en plus soif, mois après mois, Servitude, ce serait presque, du moins, c’est mon avis, le summum de la production du genre Fantasy actuelle, une espèce de Trône de Fer de la BD franco-belge, et d’ailleurs, puisque j’en suis à parler de l’œuvre de Georges Martin, comment ne pas faire le lien avec celle-ci ? Œuvres adultes toutes deux, fantastique peu présent même si existant, protagonistes nombreux et à la psychologie fouillé, nombreuses luttes de pouvoirs et morts en pagaie, oui, il apparait évidant que les liens existent, et ce, même si lorsque j’avais découvert les trois premiers volets de cette BD, comme je n’avais alors pas encore lu l’œuvre de Martin, je ne pouvais pas le savoir. Et donc, après presque trois ans d’attente et une relecture nécessaire des trois premiers tomes, histoire de me remémorer un peu l’intrigue, comme vous avez put le constater dans les critiques précédentes, telle ne fut pas ma joie de retrouver un univers, des protagonistes et une histoire qui m’avaient pour le moins enchanter dans la désormais déjà lointaine année 2011, et, ma foi, assez rapidement, ce fut avec le même plaisir, la même intensité qu’auparavant que j’ai découvert, lu, dévorer cette suite, ce nouveau opus, Iccrins. Ici, et contrairement au tome précédant qui faisait la part belle à l’action et aux moments de gloire d’une grande bataille, celle d’Al Astan, nous replongeons, un peu comme dans le second volet qui mettait en avant la société des Drekkars, dans le jeu politique des Iccrins, le peuple des anges : place donc à un quatrième opus plus calme, où les dialogues et les enjeux des divers protagonistes prennent le pas sur l’action à proprement parler mais où l’intérêt est toujours le même. Une fois de plus, c’est un véritable plaisir que de découvrir ce nouveau peuple, de voir les avancées du scénario et d’en apprendre de plus en plus sur les enjeux de celui-ci, et, forcément, une fois de plus, comment ne pas s’extasier devant les dessins d’Éric Bourgier ? Ce n’est pas nouveau mais celui-ci, par moments, nous livre des planches qui tiennent presque du génie, et entre des décors magnifiques, des personnages charismatiques au possible et ces tons d’ocre qui apportent une touche sépia du plus bel effet, le plaisir est sans fin… Sans fin ? En fait, en parlant de fin, voilà le gros, le très gros problème désormais : ce n’est pas finis et vu l’attente entre chaque album, se dire qu’il va falloir patienter au moins trois ans pour la découvrir, ça a de quoi foutre un coup au moral. Mais bon, si dans quelques années, c’est pour avoir un résultat aussi parfait, le jeu en vaudra la chandelle…


Points Positifs :
- Pour la quatrième fois, donc, je vais me répéter mais bon, je ne vois pas comment je ne pourrais pas louer, une fois de plus, la complexité du scénario, la crédibilité de cet univers et de son histoire, qui se dévoile au fil des tomes, ces personnages, nombreux et charismatiques, et puis, bien entendu, comment ne pas s’extasier devant le travail d’Éric Bourgier et se dire que ce type nous a pondu, d’un point de vu graphique, l’une des plus belle BD de ces dernières années !?
- Un quatrième opus plus calme que son prédécesseur, qui ressemble donc au second, Drekkars, mais qui n’en reste pas moins intéressant : c’est un régal que de découvrir un nouveau peuple, les Iccrins, leur société, leurs coutumes et leurs liens avec l’une des puissances, les fameux anges. De plus, les jeux politiques ne sont pas déplaisants.
- Mine de rien, le scénario avance bien dans ce tome et on en apprend pas mal sur le passé du monde, sur les origines et les perfidies du grand méchant ainsi que le double jeu de certains.
- Les premières pages font le lien avec L’adieu aux rois, les dernières avec Drekkars, et on se dit que le final va voir réuni tout ce petit monde et risque d’être grandiose.
- Encore des annexes vachement intéressantes et, accessoirement, nécessaires à la bonne compréhension de l’ensemble.

Points Négatifs :
- C’est clair que quand on passe après un tome aussi exceptionnel que L’adieu aux Rois, ce n’est pas facile, pourtant, rassurez-vous, Iccrins s’en sort fort bien sauf qu’il est différent que son prédécesseur.
- Ils auraient dut inclure une carte du monde, comme dans le premier tome, ce qui nous éviterait à chaque fois de devoir faire des allers retours entre les divers tomes.
- Non mais, il va falloir attendre trois ans pour connaitre la fin !? Argh, mais c’est beaucoup trop !!!

Ma note : 8,5/10

Servitude – L’adieu aux Rois


Servitude – L’adieu aux Rois

À Sa demande, le mystérieux Aïon a parfaitement intrigué : les Fils de la Terre se déchirent pour le Royaume et tandis que la société Drekkars implose, les Dragons se meurent. Mais Son œuvre n’est pas encore achevée et aux portes d’Al Astan, la Cité des Brumes, tous les acteurs de Son projet sont réunis… Dix jours auparavant, à la demande d’Aïon, les Drekkars ont anéanti Sardane, laissant la flotte de l’Amiral Koreil Vanarek exsangue. Et privant le Roi Garantiel d’un précieux soutien. Car devant l’ancestrale Cité franche, le Roi, qui vient la défendre, est bien décidé à faire payer à son cousin Othar de Vériel le prix de sa trahison. Il lui a pris fils et fille. Il doit payer… Kiriel son gendre, après que Filène d’Anar qui l’accompagne l’ait débarrassé de quelques imprudents soudards, s’apprête également à gagner la ville. Il est lui aussi décidé à faire mordre la poussière à l’ennemi. Mais il s’est également promis de permettre à celle qui vient de le tirer d’un mauvais pas de plaider sa cause : unir Fils de la Terre et même Drekkars pour lutter contre un tout autre ennemi… Devant la Cité, cependant, Garantiel a, pour l’heure, bien d’autres chats à fouetter : Césir, le gouverneur de la ville, son vassal, lui refuse l’entrée. Et pour cause : Fader, un des plus puissants seigneurs Drekkars, lui en a intimé l’ordre. Il tient Al Astan de sa propre initiative, dans l’unique but d’y trouver du Tirinka, une substance rare et mystérieuse dont son Empereur ne peut se passer…


Servitude – L’adieu aux Rois
Scénario : Fabrice David, Eric Bourgier
Dessins : Eric Bourgier
Couleurs : Eric Bourgier
Couverture : Eric Bourgier
Editeur : Soleil
Genre : Heroic Fantasy
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 09 novembre 2011
Nombre de pages : 68

Mon avis : Choses promises, choses dues, voici enfin ma critique du troisième tome de cette monumentale bande dessinée qu’est Servitude et qui, pourquoi tourner autour du pot plus longtemps, fut au-delà de mes espérances car après avoir mis en place cet univers bien plus original qu’on pouvait le penser – vous savez, la Fantasy, à force, c’est souvent la même chose – et y avoir placé des personnages bien plus ambigus voir amoraux pour certains que la moyenne et lancer l’histoire dans Le Chant d’Anorœr, puis, après nous avoir entrainé au sein de la civilisation des Drekkars, ces descendants d’humains et de dragons (apparemment), nous avoir dévoiler leurs coutumes, leurs histoire et surtout, lancer l’intrigue dans des querelles de palais assorties de trahisons et de manipulations en tout genre dans, justement, Drekkars, voilà que cette fois, dans L’adieu aux Rois, les deux auteurs haussent le coté épique de leur histoire en nous plongeant au sein d’une bataille, mais pas n’importe laquelle : celle qui va voir les armées du Roi Garantiel, prises en tenailles entre la Citée franche d’Al Astan – a l’architecture monumentale – et les forces du renégat Duc d’Omel. Et franchement, celle-ci va valoir le détour. Car après avoir eu la joie de retrouver certains des protagonistes (enfin, ceux qui avaient survécus) du premier tome, comme le Roi Garantiel, bien évidemment, mais aussi et surtout, le Maitre d’armer Kiriel qui nous revient donc dans le rôle du« héros », mais aussi – maintenant que l’on en sait plus sur eux – les Drekkars du second volume, le lecteur est tout de suite plongé dans les préparatifs d’un affrontement qui va s’avérer bien plus compliquer que prévu, et ce que l’on pouvait supposer, à la base, comme un simple combat entre deux armées – comme on a l’habitude de voir dans moult bande dessinées – de s’avérer être tout bonnement une bataille épique, avec des moments de gloires et de bravoure, des retournements de situations en tous genres, des combats rudement bien menés mais aussi, une tactique militaire – cette idée de placer l’armée royale en tenailles est une excellente idée – rudement bien trouvée ainsi que, des moments d’émotions que ne renierai pas un certain troisième tome du Seigneur des Anneaux (oui, la charge de Rohan, vous comprendrez en lisant). Et une fois de plus, Bourgier et David, histoire d’enfoncer le clou, nous offrent, en fin d’ouvrage, comme ce fut le cas pour le tome précédant, un annexe entièrement dédié à cette bataille et qui nous la décrit – tactique utilisée, avancée des troupes, faits marquants, principaux protagonistes – dans les moindres détails ; chose rare dans une BD quand on y pense. Donc, une fois de plus, comme pour ses prédécesseurs, ce troisième tome de Servitude vient confirmer toute la force de cette œuvre qui, jusque-là, n’a commis aucune faute et peut être qualifiée, tout bonnement, de parfaite. D’ailleurs, cela en est même étonnant pour ne pas dire troublant après coup : des bandes dessinées de qualité, j’en lis régulièrement, mais là, c’est encore le niveau supérieur et sincèrement, ça fait plaisir ! Quoi qu’il en soit, il n’y a pas grand-chose d’autre à dire au sujet de cet Adieu aux Rois si ce n’est qu’il est excellentissime, mais ce serait me répéter, mais que surtout, désormais, il va falloir patienter longtemps avant de connaitre la suite, et la, sincèrement, ça va être difficile…


Points Positifs :
- Encore une fois, je vais me répéter mais comment ne pas faire autrement puisque l’on retrouve tout ce qui fait la force de cette œuvre depuis ses débuts : ainsi, entre un scénario plus mur qu’a l’accoutumé et qui prend même des tournures épiques, une histoire d’une complexité incroyable mais qui possède le don indéniable de ne pas perdre le lecteur, des protagonistes hautement charismatiques et des dessins tout bonnement divins, comment ne pas reconnaitre que Servitude est sans nul doute le maitre étalon de la BD de Fantasy actuelle ?
- Jusqu’à alors, je signalais à chaque fois qu’Éric Bourgier avait un peu de mal avec les visages de certains protagonistes qui se ressemblaient un peu trop, or, ici, ce n’est plus le cas ou alors, j’ai tellement pris l’habitude que ce détail ne me gêne plus.
- Le parti pris du choix des couleurs a tendance sépia : une idée de génie qui apporte un plus à l’ensemble.
- Des scènes fortes et inoubliables avec, en point d’orgue, la mort du Roi Garantiel et le début de la bataille d’Al Astan.
- Les annexes à la fin : 18 pages qui nous permettent de tout savoir sur la bataille d’Al Astan ; ici, on est plus dans le roman que dans la BD a proprement parlé mais qu’elle bonne idée au final !

Points Négatifs :
- Il se pourrait que certains lecteurs aient du mal avec le fait que l’on ne voit quasiment rien de la bataille d’Al Astan et qu’il faille se taper les longues annexes pour savoir ce qui s’est passé…

Ma note : 9/10

Servitude – Drekkars


Servitude – Drekkars

Au commencement et pour guider la destinée de tous les hommes, les Géants choisirent Afenor. Ils lui transmirent sagesse, lui apprirent à construire et à cultiver, pour permettre à son peuple de régner sur l’immensité des Terres. Brégor son frère cadet, jaloux de ce choix, se met sous la protection des Dragons et s’installe dans l’antique Farkas. Mais bien vite tout lui échappe. Les Dragons initient un régime politique asservissant, structuré par une société codifiée et organisée en castes. Ils se séparent de Brégor et de tous leurs opposants, installent un Empereur, seul capable de communiquer avec eux, qui devient le guide des Drekkars, le peuple de la Passe de Farkas. Aujourd’hui pourtant, ce solide édifice est sur le point de chanceler : un souffle de révolte initié par les plus hauts dignitaires eux-mêmes fait trembler la cité. Sékal d’Aegor, l’Hégémon, le Grand Maître de la caste des Écuyers, le chef des armées en personne, souhaite fonder une nouvelle Passe. Il pousse les esclaves de la ville basse à se révolter et rallie chaque jour à sa cause de puissants seigneurs du Haut-Château. L’Empereur, quant à lui, laisse faire, bien trop occupé par les nombreux raids vers l’en-dehors, comme celui qu’il vient d’organiser sous le commandement de Farder, contre Garantiel, pour d’obscures raisons. Il semble que le souverain soit manipulé. Par qui ?… Il ne fait pas de doute, en tout cas, qu’on le tienne et l’oblige au moyen d’un produit rare dont il est dépendant et que l’on nomme Tirinka. Une drogue qu’une mystérieuse jeune femme vient, justement, de lui dérober…


Servitude – Drekkars
Scénario : Fabrice David
Dessins : Eric Bourgier
Couleurs : Eric Bourgier
Couverture : Eric Bourgier
Editeur : Soleil
Genre : Heroic Fantasy
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 décembre 2008
Nombre de pages : 48

Mon avis : Après ma critique dithyrambique du premier volume de Servitude, qui m’avait laissé pour le moins pantois devant tant de qualités, le moment est venu de nous intéresser a la suite, et croyez moi, celle-ci mérite une fois de plus le détour… Et oui, Drekkars, nom du second volet de Servitude, est tout aussi bon que son prédécesseur, voir même, par certains côtés, le dépasse ; non pas qu’il lui soit véritablement supérieur – le premier avait mis la barre très haut – mais disons plutôt qu’il le sublime, et ce, par la plus étonnante des façons comme je vais tacher de vous l’expliquer : en effet, Drekkars, comme son nom l’indique, est consacré aux… Drekkars, cet étrange peuple lié aux anciens Dragons et dont on avait pu apercevoir quelques représentants dans le premier tome ; les guerriers masqués et assez balèzes au combat. Mais quand je dis « consacré », cela signifie que ce deuxième opus de la série s’en tient uniquement à ceux-ci ; ainsi, exit les personnages du Chant d’Anorœr, comme dans un deuxième prologue, les seuls protagonistes que l’on suivra tout au long de ce deuxième tome – exception d’un curieux personnage qui semblent manipuler tout ce jolie monde, et de ceux de la dernière page, qui n’a rien à voir et qui annonce le troisième tome de la saga – seront ces fameux Drekkars, ces descendants des premiers hommes et des Dragons, qui vivent au sein d’une citée souterraine et dont on va tout apprendre, justement, sur leur culture, leur histoire et leur coutumes. Car, autre force de ce deuxième tome de Servitude et fort agréable surprise : la présence d’un annexe en fin d’album et qui, assez complet, nous apprend tout ce qu’il faut savoir sur cette fameuse société Drekkars. Mais ne vous attendez pas à une courte description faite à la va vite ; non, ici, vous pourrez connaitre le nom de chaque caste, leur utilité mais aussi, selon leur appartenance a tel caste, à quel endroit du corps les habitants du monde souterrain se font tatouer. Mais le meilleur, c’est que des petits détails dans le genre, il y en a des tas. Bien évidemment, cela peut paraitre inutile, mais justement, c’est ce genre de détails – s’il est tatouer sur le nombril, c’est un machin, sur les bras, un truc, s’il dit tel expression, cela signifie que l’on peut discuter sans prendre en compte tout le protocole habituel, librement quoi, etc. – qui font la force et la richesse d’un univers, que dis-je, qui le rendent crédible. Ainsi donc, Drekkars peut en étonner plus d’un puisque, tout en restant dans le même univers, les auteurs ont fait le choix – excellent de mon point de vu – de mettre de côté les protagonistes apparus dans Le Chant d’Anorœr, pour nous en présenter de nouveaux, mais pas forcément toutes les intrigues (vous comprendrez en lisant) qui elles, vont bien évidement se complexifier. Pour ce qui est de la qualité narrative, la profondeur du scénario et les dessins, il n’y a rien à dire, c’est toujours aussi bon, mais le principal atout de ce second tome de Servitude, comme je vous l’ai déjà dit, c’est justement cette volonté des auteurs de crédibiliser au maximum leur univers ; un univers que l’on pourrait presque croire, par moments, réel, ce qui, franchement, est une gageure. Quoi qu’il en soit, Drekkars vient confirmer tout le bien que je pouvais penser de cette série, que je ne peux, forcément, que conseiller a ceux qui ne la connaissent pas encore.


Points Positifs :
- Tout ce que j’avais déjà pu dire de positif lors de ma critique du premier tome est une fois de plus au rendez-vous : une histoire adulte, des personnages complexes, un univers crédible et fouillé et, bien entendu, une partie graphique de haut niveau qui sublime le tout.
- L’idée d’oublier les protagonistes du premier volet et de s’intéresser, ici, sur le camp d’en face avec tout un tas de nouvelles têtes pouvait paraitre casse gueule de prime abord mais se révèle être génial après coup.
- De nouveaux héros, donc, une nouvelle intrigue (quoi qu’on devine fort bien qu’elle est liée à la trame principale de la saga), mais c’est toujours aussi passionnant surtout que certains des petits nouveaux sont hautement charismatiques.
- Enfin une BD où on sent que les auteurs ne se moquent pas de leur public : ainsi, j’ai fortement apprécié les annexes qui nous en apprennent long sur la société de ces fameux Drekkars.

Points Négatifs :
- Toujours le même petit souci pour ce qui est des dessins de Eric Bourgier : par moments, on a du mal à deviner qui est qui vu que certains protagonistes possèdent des visages un peu trop semblables.
- Il manque une carte comme dans le premier tome afin qu’on ne se perde pas au milieu de cet univers et de tous ces noms.  

Ma note : 8,5/10

Servitude – Le Chant d'Anorœr


Servitude – Le Chant d'Anorœr

Au royaume des fils de la terre, le chevalier Kiriel fait route vers la capitale pour y être marié à Lérine, la fille du roi Garantiel d’Anorœr. Sur le chemin, il passe prendre son ami vigneron Delorn, sur lequel il compte pour être témoin de la cérémonie. Cette alliance est critiquée, car Kiriel n’est pas de sang noble. Mais le roi, qui a toute confiance en lui, veut faire évoluer la lignée qui ne s’est que trop perpétrée à travers des mariages consanguins. D’ailleurs Tarquain, le propre frère de Lérine, tente encore d’influer sur la décision de leur père, car il est l’amant de sa sœur. Parmi les invités de la famille royale accueillant avec des sentiments mitigés ce roturier dans leur généalogie, se trouve une déléguée du prince de Vériel qui n’a pas daigné venir en personne. Outre ce mariage controversé, un vent de renversement souffle sur le royaume. Les vieilles querelles semblent refaire surface et des mercenaires sont mystérieusement recrutés à l’est. Le soir même de la noce, une légion entière est décimée à proximité du château. Dès le lendemain, le roi demande à Kiriel de lui servir d’ambassadeur auprès du prince de Vériel…


Servitude – Le Chant d'Anorœr
Scénario : Fabrice David
Dessins : Eric Bourgier
Couleurs : Eric Bourgier
Couverture : Eric Bourgier
Editeur : Soleil
Genre : Heroic Fantasy
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 mai 2006
Nombre de pages : 60

Mon avis : Ce fut par le plus grand des hasards (mais celui-ci ne fait décidément pas bien les choses ?) que j’ai découvert Servitude, il y a cela sensiblement trois ans, en lisant un numéro du magazine Zoo, et, immédiatement, j’eu comme un coup de cœur, celui-ci ayant été confirmé par la lecture de ce premier volume de la saga. Ainsi, alors que sortait le quatrième tome de Servitude ces jours-ci, je me suis dit que l’occasion était trop belle pour me replonger dans la série, histoire de me raviver la mémoire, mais aussi, accessoirement, de vous proposer les critiques des trois premiers volumes. Mais commençons par le commencement et donc, ce Chant d’Anorœr... Déjà, la couverture : à la fois sobre car pas vraiment tape a l’œil mais franchement belle avec ses tons sépias, l’on y découvre le protagoniste principal du récit, le maitre d’armes Kiriel. Et là, tout de suite, on se dit : « bigre, ce dessinateur a un talent fou pour les détails ! ». L’on tourne les pages, on découvre un long poème qui résume le passé de ce monde imaginaire puis la carte, comme il se doit, de celui-ci, mais aussi, toujours ce ton de couleur particulier qui d’ailleurs, sera présent de la première a la dernière page de cet album : car oui, le lecteur se doit d’être prévenu, dans Servitude, il ne faut pas s’attendre à des explosions de couleurs en tous sens puisque l’on en aura que trois : blanc, noir et marron, enfin, tout un tas de marrons, clairs, foncés etc. Bref, une ambiance sépia qui peut déconcerter de prime abord mais qui va à merveille dans le cas présent. Et comme en plus, personnellement, j’adore le sépia, vous imaginez bien à quel point une telle prise de risque (car s’en est une) pouvait me plaire. Ajoutez à cela des dessins tout bonnement excellents (je ne connaissais pas Eric Bourgier mais le bougre est franchement bon), que ce soit par les détails des décors (villes, paysages, architecture cyclopéenne) et des diverses tenues des nombreux protagonistes, je ne déplorerai qu’un seul petit bémol : le fait que bien souvent, l’on ait du mal à reconnaître qui est qui, la faute à une trop grande ressemblance des visages. Mais hormis ce détail – je le reconnais, gênant – pour le reste, il n’y a rien à dire, c’est du grand art. Mais le nerf de la guerre, ne l’oublions pas, plus encore que les dessins, c’est la qualité scénaristique d’une œuvre, et la, quand on s’attaque à un énième récit de Fantasy, l’on peut, a raisons, éprouver quelques craintes parfois compréhensibles. Bien heureusement, il n’en est rien, au contraire même ! Certes, dans ce premier tome de Servitude, l’auteur, Fabrice David, met tranquillement – mais surement car l’on ne s’ennuie pas une seconde – en place son univers, le passé de celui-ci, les forces en présence et nous présente, bien entendu, les protagonistes qui nous accompagnerons dans ce cycle. Mais immédiatement, toutes les craintes que l’on pouvait avoir quant au risque de se retrouver, pour la énième fois, devant un vulgaire copié/collé du Seigneur des Anneaux comme la production de masse grand public de Fantasy a l’habitude de nous abreuver, toutes ces craintes donc, s’envolent aussitôt : ici, et c’est tant mieux, pas de nains et d’elfes (merci, oh merci !), du moins, pour le moment, mais des hommes dans un monde où d’autres créatures ont pu exister, certes, dans le passé, mais qui, désormais, ont, soit disparu – les géants – soit sont en sommeil – les dragons – et du coup, plutôt que de se taper pour la millième fois un truc avec des orcs, des elfes et des magiciens au chapeau pointu, Fabrice David nous propose un magnifique monde entré en décadence depuis longtemps, où subsiste encore quelques traces d’un passé bien plus glorieux, mais où l’homme (qu’il soit du commun ou descendant des géants) est la figure intelligente principal de celui-ci. Certes, on a compris qu’il y a encore des dragons et l’on se demande même qui peut être ces fameux anges dont on aperçoit, dans une case, l’un de leurs vaisseaux volants, mais pour le moment, tenons-nous aux hommes ; hommes et femmes dont les comportements – trahison, ambition, un certain racisme envers les classes inférieures, inceste caractérisé et assumé (rare en Fantasy) – nous donnent au final une œuvre adulte, assez éloignée des canons de la Fantasy de supermarché, ce qui, selon moi, n’en est pas plus mal. Bref, vous l’avez compris, j’ai été conquis par Le Chant d’Anorœr, premier volume de Servitude, que dis-je, j’ai même été emballé par celui-ci, mais le meilleur, une fois cela dit, c’est que la suite est du même niveau !


Points Positifs :
- De la Fantasy adulte pour un publique adulte : c’est suffisamment rare pour ne pas le signaler et le mettre en avant. Complots, inceste, ambitions humaines, voilà ce qui prime dans ce premier volume ou le fantastique est quasiment absent pour le moment.
- Qui dit Fantasy adulte dit forcément protagonistes plus complexes qu’en temps normal et même si pour le moment, les auteurs nous les présentent, il y a de quoi commencer à se faire quelques idées sur ceux-ci.
- Graphiquement, c’est une pure merveille : Eric Bourgier maitrise le crayon d’une main de maitre et nous livre une prestation exceptionnelle, que ce soit au niveau des décors, souvent magnifiques, que des personnages.
- Le ton sépia de l’ensemble : de prime abord, ce choix artistique peut dérouter, pourtant, il s’avère être un coup de génie et est un plus indéniable a l’ensemble.
- Un poème au début pour présenter l’univers, une carte pour que l’on s’y retrouve ; rien à dire, c’est parfait !

Points Négatifs :
- Eric Bourgier dessine merveilleusement bien, je ne le nie pas, mais par moments, il est difficile de reconnaitre certains protagonistes au look un peu trop semblable.

Ma note : 9/10

La Délicatesse


La Délicatesse

Nathalie a tout pour être heureuse. Elle est jeune, belle, et file le parfait amour. La mort accidentelle de son mari va couper son élan. Pendant des années, elle va s'investir dans son travail, se sentir en parenthèse de sa vie sensuelle. Mais subitement, sans qu'elle comprenne vraiment pourquoi, elle embrasse un de ses collègues. Markus, un homme très atypique. S'ensuit alors la valse sentimentale de ce couple hautement improbable qui va susciter interrogation et agressivité au sein de l'entreprise. Choisit-on vraiment par quel moyen on renaît à la vie ? Nathalie et Markus vont finir par fuir pour vivre leur histoire et leur émerveillement à l'abri de tout. Cette histoire de renaissance est aussi celle de l'étrangeté amoureuse.


La Délicatesse
Réalisation : Stéphane Foenkinos et David Foenkinos
Scénario : David Foenkinos d'après son roman La Délicatesse
Musique : Émilie Simon
Production : 2.4.7. Films, France 2 Cinéma, StudioCanal
Genre : Comédie sentimentale
Titre en vo : La Délicatesse
Pays d’origine : France
Parution : 21 décembre 2011
Langue d'origine : français
Durée : 108 min

Casting :
Audrey Tautou : Nathalie
François Damiens : Markus
Joséphine de Meaux : Sophie, la meilleure amie de Nathalie
Bruno Todeschini : Charles Delamain, le directeur général
Mélanie Bernier : Chloé
Pio Marmaï : François, le mari de Nathalie
Ariane Ascaride : la mère de Nathalie
Christophe Malavoy : le père de Nathalie
Monique Chaumette : Madeleine, la grand-mère de Nathalie
Audrey Fleurot : la secrétaire de Delamain
Marc Citti : Pierre, le compagnon de Sophie
Vittoria Scognamiglio : la mère de François
Alexandre Pavloff : Benoît, un membre de l'équipe de Nathalie
Olivier Cruveiller : le père de François

Mon avis : Les films français et moi, c’est une longue, très longue histoire fait d’incompréhensions, d’idées préconçues, de bonne surprises mais aussi de franches déceptions, mais dans l’ensemble, c’est toujours plus ou moins le même topo : je ne suis pas chaud pour les regarder, je me laisse tenter puis, finalement, je les trouve plus ou moins corrects, voir bon en certaines occasions. Et donc, une fois de plus, cela s’est confirmer pour cette Délicatesse, un film dont je ne peux pas nier le coté hautement sympathique et regardable, certes, mais qui en aucune façon, ne restera dans les annales, bien au contraire. Car bon, comment dire… La Délicatesse, c’est un peu comme ces téléfilms germaniques qu’on nous diffuse dans l’après-midi, en semaine : ce n’est pas extraordinaire, ce se regarde parfois même avec un certain plaisir, ce n’est en aucune façon déplaisant mais bon, sans plus quoi, ce qui n’est pas grave puisque, de toutes façons, ce genre de productions ne prétend accoucher de chef d’œuvres. Et donc, ici, c’est pareil, ou presque puisque nous sommes en France et que donc, ce genre d’œuvres sortent sur le grand écran, mais en dehors de ce détail, ce n’est ni mieux ni pire qu’un vulgaire téléfilm d’un après-midi pluvieux en semaine. J’ai l’air méchant à l’encontre de La Délicatesse ? Allons bon, voyez le synopsis : une femme qui devient veuve, ne vit que pour son travail et tombe amoureuse d’un homme loin d’être un canon ; mouais, ça viendrait d’outre-Atlantique et on mépriserait la chose en affirmant bien fort que le scénario tient sur un timbre-poste. Mais bon, allez, soyons bons joueurs, comme je le dis, ce n’est pas exceptionnel mais pas mauvais non plus, alors, si vous avez du temps devant vous et rien à vous mettre sous la dent, pourquoi pas ? Finalement, comme un bon vieux téléfilm d’une après-midi maussade en semaine…


Points Positifs :
- Une intrigue vue et revue mille fois mais qui n’en reste pas moins sympathique et rend la chose regardable par le biais des acteurs et d’une histoire passe partout.
- Certaines scènes du film sont drôles, je ne le nie pas et puis, c’est vrai que ce pauvre Markus, rien que pour son look, est complètement décalé à côté de sa patronne.
- Si vous n’attendez rien de ce film, alors, vous ne serez pas déçus et vous pourrez même le trouver agréable.

Points Négatifs :
- Un manque total d’originalité : voilà une intrigue convenue, sans surprises et qu’on a déjà vue mille fois auparavant et qu’on verra mille fois après.
- L’étrange impression, tout au long du visionnage de ce film, que je me trouvais devant un téléfilm.
- C’est franchement gnangnan par moments…
- Ce n’est pas, mais alors pas du tout le meilleur film avec Audrey Tautou, bien au contraire.

Ma note : 6/10

dimanche 17 août 2014

Zarafa


Zarafa

Sous un baobab, un vieil homme raconte aux enfants qui l’entourent, une histoire : celle de l’amitié indéfectible entre Maki, un enfant de 10 ans, et Zarafa, une girafe orpheline, cadeau du Pacha d’Egypte au Roi de France Charles X. Hassan, prince du désert, est chargé par le Pacha de conduire Zarafa jusqu’en France mais Maki, bien décidé à tout faire pour contrarier cette mission et ramener la girafe sur sa terre natale, va les suivre au péril de sa vie. Au cours de ce long périple qui les mènera du Soudan à Paris, en passant par Alexandrie, Marseille et les Alpes enneigées, ils vont vivre mille péripéties et croiser la route de l’aéronaute Malaterre, des étranges vaches Mounh et Sounh et de la pirate Bouboulina…


Zarafa
Réalisation : Rémi Bezançon et Jean-Christophe Lie
Scénario : Rémi Bezançon et Alexander Abela
Musique : Laurent Perez Del Mar
Société de production : Pathé, Prima Linea Productions
Genre : Animation
Titre en vo : Zarafa
Pays d’origine : France
Parution : 21 janvier 2012
Langue d'origine : français
Durée : 75 mn

Voix françaises :
Max Renaudin : Maki
Simon Abkarian : Hassan
Vernon Dobtcheff : le vieux sage
Thierry Frémont : Moreno
François-Xavier Demaison : Malaterre
Ronit Elkabetz : Bouboulina
Mostefa Stiti : le pacha Méhémet Ali
Déborah François : Zarafa adulte
Mohamed Fellag : Mahmoud
Roger Dumas : Charles X
Philippe Morier-Genoud : Saint-Hilaire

Mon avis : Je dois reconnaitre d’entrée de jeu que ce ne fut pas avec un grand enthousiasme que je me suis décidé à regarder ce Zarafa, il faut dire que lors de sa sortie, il y a de cela environ deux ans, l’histoire de ce long métrage d’animation – soit disant inspiré de l’histoire vrai (méfiance toujours quand cela est mis en avant dans une œuvre) de la première girafe à avoir fouler le sol de France, cadeau d’un Pacha égyptien au début du XIXème siècle au Roi Charles X – ne m’inspirait pas plus que cela. En plus, l’ensemble me semblait franchement enfantin et comme en plus, c’était français – non pas que j’ai quoi que ce soit contre les productions locales, mais bon – je me disais que Zarafa pouvait parfaitement faire partie de ces œuvres que je ne verrais jamais, et ce, sans que cela soit un manque… Pourtant, à force d’en avoir entendu tant de bien de par ma femme, lorsque l’occasion de le regarder se présenta, je me suis dit : pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas sauf que, comment dire, en fait, tout ce que j’ai dit précédemment, après visionnage de la chose, reste parfaitement valable : oui, ce Zarafa est pour le moins sympathique et ce laisse regarder mais bon, c’est franchement destiné à un jeune public avant tout et même si j’ai bien aimé une ou deux idées, même si le charismatique Hassan n’était pas déplaisant et que, grâce à ce dessin animé, j’ai appris que le personnage de Bouboulina a bel et bien exister (en fait, c’était une patriote grecque qui a lutté pour l’indépendance de son pays contre les turcs), il est clair que tout cela, du moins pour moi, ne restera pas dans les annales. Mais bon, peut-être suis-je trop vieux pour ce genre de productions car bon, a bien y réfléchir, mieux vaut un truc comme Zarafa pour les enfants qu’une énième production débile d’outre-Atlantique.


Points Positifs :
- Une histoire certes très romancée mais qui n’en reste pas moins sympathique et regardable, surtout pour les plus jeunes d’entre nous à qui ce film est avant tout destiné.
- En toute objectivité, l’animation n’est pas extraordinaire mais j’ai apprécié le look des protagonistes et quelques décors franchement pas mal.
- J’aurais appris l’existence de la vrai Bouboulina, héroïne et patriote grecque du XIXème siècle.
- Eh, il y a des morts dans Zarafa ! Ça ne rigole pas et, ma foi, ce n’est pas plus mal…

Points Négatifs :
- Bon, c’est vraiment pour les enfants Zarafa et un public plus adulte peut avoir du mal, mais bon, après tout, à chaque œuvre son public, non ?!
- D’entrée de jeu, ca commençait mal : des esclavagistes blancs dans une région du monde où ils n’étaient pas présents et un bédouin sympa et anti-esclavagiste alors que, justement, c’était son peuple qui faisait des razzias sur les pauvres hères dont le seul tort était d’être noir. Oui, je sais, c’est un dessin animé pour enfants et non un documentaire historique mais bon, ça m’énerve toujours ce genre de désinformations… tout en reconnaissant que les blancs étaient tout aussi salauds dans l’histoire.
- Un côté un peu trop prévisible, personnages stéréotypés au possible… oui, je sais, c’est pour les enfants mais bon…
- Quand la girafe s’est mise à parler, alors là, je n’ai pas pu m’empêcher de me dire que ça partait en couille !

Ma note : 6/10
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