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samedi 14 mai 2016

La Tour Sombre – Le Chant de Susannah


La Tour Sombre – Le Chant de Susannah

Les Loups ont été vaincus, mais notre ka-tet rencontre une nouvelle catastrophe. Le corps de Susannah Dean a été usurpé par un démon nommé Mia qui veut utiliser la forme mortelle de Susannah pour porter un enfant démon. En dérobant la Treizième Noire, Mia a voyagé à travers la Porte Dérobée dans le New York de 1999, où elle prévoit de donner naissance à son un enfant-démon né de deux mères et deux pères qui doit grandir pour être l'ennemi juré de Roland. Avec l'aide des Mani, spécialistes du voyage dans le temps, Jake, Ote et Callahan vont suivre Susannah tandis que le Roland et Eddie iront chercher Calvin Tower, propriétaire du terrain vague où une rose magique qui doit être sauvé à tout prix pousse. Mais chacun tombera nez à nez avec des ennemis venus les empêcher de mener à bien leurs missions...


La Tour sombre – Le Chant de Susannah
Auteur : Stephen King
Type d'ouvrage : Fantastique, Fantasy
Première Parution : 8 juin 2004
Edition Française : 7 mars 2007
Titre en vo : The Dark Tower – Song of Susannah
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Marie de Prémonville
Editeur : J’Ai Lu
Nombre de pages : 524

Mon avis : Avant dernier tome de La Tour SombreLe Chant de Susannah est sans nul doute un roman pour le moins déstabilisant. Il faut dire, que dès l’épaisseur du bouquin, on constate qu’il est plus court que ses prédécesseurs ; certes, rien de grave en soit, mais la chose est pour le moins singulière. Mais a la lecture, on comprend le pourquoi du comment : ici, ce volume n’est, au final, que l’introduction du dernier tome, l’intrigue, ou plutôt devrais-je dire les trois intrigues parallèles – le Ka-tet étant divisé – se déroulant sur une unique journée, journée qui, accessoirement, n’est même pas achevée lorsque l’on arrive a la dernière page. Un tome d’introduction a ce niveau de l’avancée du cycle ? Hum, cela ne laisse rien présager de bon et d’ailleurs, je peux l’affirmer, j’ai été déçu par ce Chant de Susannah… Pourtant, il y a du bon dans ce sixième volume de La Tour sombre, du très bon même et de sacrées bonnes idées : ainsi, entre le duel qui se joue tout au long du bouquin entre Susannah et l’entité qui a pris possession de son corps, la fameuse Mia, enceinte de… je vous laisse découvrir de qui… on retrouve un Stephen King au sommet de son art, l’auteur jouant avec habileté avec ce/ces personnage/s qui porte/nt en elle/s cet enfant a venir, le fameux Mordred, une espèce d’Antéchrist qui apportera l’Apocalypse sur le multivers. De même, la rencontre du duo Roland/Eddie avec Stephen King en personne (sic) peut apparaitre de prime abord comme un procédé risqué, or, il n’en est rien : depuis Les Loups de la Calla, on a compris que nos héros ne seraient que des personnages imaginaires et, ici, la vérité se fait jour lorsque l’on découvre qu’en écrivant ses romans, King à donner vie, finalement, a ce multivers et a cette fameuse Tour sombre, ce qui pousse par ailleurs les sbires du Roi Cramoisi a empêcher se dernier, par tous les moyens, de finir son cycle. Bref, tous les éléments sont en place pour, une fois de plus, faire de ce volume un incontournable du cycle de La Tour sombre, or, comme je l’ai dit, il n’en est rien. Pour quelle raison ? Eh ben, a la structure même de ce roman : l’impression, comme je l’ai dit, qu’ici, tout cela n’est qu’une introduction, le fait que les trois intrigues n’aient pas la même importance narrative, mais aussi et surtout, le constat que l’auteur se perd et nous perd beaucoup trop dans des passages qui se prolongent trop longtemps, ne faisant pas avancer d’un iota son intrigue – particulièrement avec le duo Susannah/Mia – alors que, pour rappel, tout cela n’est censé se déroulé que pendant une poignée d’heures. Du coup, il ressort à la lecture de ce Chant de Susannah un certain sentiment de déception, l’impression tenace que King nous lance a la figure tout un tas de superbes idées et lance des pistes inattendues, mais, hélas, de manière un peu bancale a certains moments. Dommage car si dans l’ensemble, ce sixième volume de La Tour sombre reste un bon tome pour tout amateur du cycle digne de ce nom, dans l’ensemble, il souffre de beaucoup trop de défauts pour en faire un incontournable, surtout au vu de ses prédécesseurs. En espérant que le final, lui, relève le niveau et finisse en beauté…


Points Positifs :
- On l’avait compris depuis la fin des Loups de la Calla mais le fait que Stephen King s’inclus comme protagoniste de l’intrigue est une idée tout simplement excellente : au début, on se dit que c’est n’importe quoi, et puis, très rapidement, on change d’avis, la chose étant très bien amenée et, finalement, fort logique – surtout que, du coup, cela lie tous les ouvrages écrits par l’auteur au court de sa carrière, entre autre…
- Le duel permanant entre Susannah et l’entité, Mia, qui a prit possession de son corps : les deux femmes, dans le même corps, vont bientôt accoucher d’un enfant, le fameux messie attendu pour les sbires du Roi Cramoisi, et comme on peut s’en douter, elles ne sont pas franchement d’accords entre elles, tout cela accouchant (c’est le cas de le dire) de très bon passages.
- Stephen King se met donc en scène dans ce roman mais n’y voyez pas là une quelconque mégalomanie, bien au contraire : que ce soit lors de sa discussion avec Roland et Eddie ou par le biais de son journal intime à la fin, il réussi à rendre la chose non seulement crédible mais aussi, nous montre ses défauts, ses doutes, etc.
- Le final est une surprise totale lorsque l’on apprend ce qui arrive à Stephen King !

Points Négatifs :
Le Chant de Susannah est plus court que ses prédécesseurs, or, curieusement, il y a des moments où l’on s’ennui, l’auteur s’attardant sur des détails non nécessaires tandis que d’autres sont quasiment occultés.
- La structure même du roman apparait comme bancale par moments : suivre trois intrigues en parallèle, je n’ai rien contre, sauf que, il faut au moins que certaines ne prennent pas une importance trop grande vis-à-vis des autres, or, ici, c’est franchement le cas avec les passages sur Susannah/Mia qui occupent la majeur partie de l’ouvrage, celui sur Roland/Eddie plutôt en retrait et alors, la partie avec Jake et Callahan qui tient sur quelques chapitres uniquement.
- C’est plus qu’une impression : oui, tout cela n’est au final que l’introduction du dernier volume de la saga.

Ma note : 7,5/10

jeudi 12 mai 2016

Grey's Anatomy – Saison 11


Grey's Anatomy – Saison 11

Cristina est partie. Meredith débarque chez Alex et fait sortir Jo du lit pour pouvoir discuter avec lui. A l'hôpital, Owen tente d'oublier le départ de Cristina en se plongeant dans le travail, ce qui fait penser aux autres qu'il souffre en silence. Certains médecins tentent de l'inviter pour lui changer les idées. Meredith et Alex se rapprochent après que celui-ci lui avoue que Cristina lui a laissé ses parts de l'hôpital, son siège au conseil et Meredith, ce qui fait qu'Alex devient son âme sœur. De son côté, Derek prend conscience qu’il ne veut pas quitter sa famille et décide de quitter le programme de cartographie du cerveau ce qui surprend Meredith. Margaret « Maggie » Pierce, la nouvelle chef du service de cardiologie, fait la connaissance de sa sœur Meredith mais ne lui avoue pas la vérité. Maggie préfère ne rien dire par suite des rapports tendus entre elles. Bailey découvre avec stupéfaction qu'Alex a reçu les parts de Cristina alors qu'elle pensait obtenir la place vacante au conseil sur les recommandations de Richard Webber.


Grey's Anatomy – Saison 11
Réalisation : Shonda Rhimes
Scénario : Shonda Rhimes
Musique : Danny Lux
Production : ABC Studios, ShondaLand
Genre : Comédie dramatique médicale, Soap
Titre en vo : Grey's Anatomy 11
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : ABC
Diffusion d’origine : 25 septembre 2014 – 14 mai 2015
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 25 x 42 minutes

Casting :
Ellen Pompeo : Meredith Grey
Justin Chambers : Alex Karev
Chandra Wilson : Miranda Bailey
James Pickens Jr : Richard Webber
Sara Ramirez : Callie Torres
Kevin McKidd : Owen Hunt
Jessica Capshaw : Arizona Robbins
Sarah Drew : April Kepner
Jesse Williams : Jackson Avery
Caterina Scorsone : Amelia Shepherd
Camilla Luddington : Josephine Wilson
Jerrika Hinton : Stephanie Edwards
Kelly McCreary : Margaret « Maggie » Pierce
Patrick Dempsey : Derek Shepherd
Patrick Fabian : Dr Oliver Lebackes
Kate Burton : Ellis Grey
Geena Davis : Dr Nicole Herman
Annet Mahendru : Ana
Connie Ray : Karen Kepner, mère d'April
Sally Pressman : jeune Ellis Grey
Giacomo Gianniotti : Dr Andrew DeLuca
Jason George : Dr Ben Warren

Mon avis : Avec Grey’s Anatomy qui, cette année, en France, atteignait donc sa onzième saison (plus une outre-Atlantique), c’est que l’on a d’entrée de jeu, avec cette série, un problème qui est devenu récurant depuis quelques années : ainsi, au fil des saisons, le scénario s’enlise dans une routine a n’en plus finir, les personnages revivent sans arrêt les mêmes situations, ou presque, quant a l’originalité, eh ben, comment dire… oh bah celle-ci est parti vers d’autres lieux depuis belle lurette. Mais le problème, avec une série comme Grey’s Anatomy, c’est que malgré ce constat plus qu’évidant (relisez donc ma critique de l’année passée, elle est on ne peut plus révélatrice), année après année, on reste fidèle au rendez vous, on continue à regarder, même si, bien évidement, on n’en n’espère plus monts et merveilles… La force de l’habitude, peut-être, la curiosité de savoir ce qui arrivera aux personnages, ces derniers faisant presque parti de la famille après plus d’une décennie, plus surement. Alors certes, et comme je l’ai dit, plus les saisons passent et moins Grey’s Anatomy vaut le coup : d’ailleurs, c’est fou ce que j’ai put m’ennuyer au cours de cette onzième saison, pas toujours mais beaucoup trop a mon gout. Et puis, il y a la problématique Grey, l’héroïne si détestable toujours à geindre et tellement inintéressante, son mari, dont, fort heureusement, le cas est réglé – accessoirement, de fort belle manière – a la fin de la saison, et, car hélas, ce n’est pas finit, un personnage comme Callie qui a énormément perdu de sa superbe, elle aussi. Alors certes, il reste quelques temps forts, quelques moments, épisodes, qui font que, au court de cette onzième saison, on a, par moments, retrouver un peu le feu sacré de ce que fut cette série : la grossesse tragique d’April et ses problèmes avec Avery, l’arrivée rafraichissante d’Amelia sans oublier, bien sur, la présence pendant la première moitié de la saison du Dr Herman – formidable Geena Davis – qui vint tirer tout ce petit monde de la routine. Mais bon, malgré ces quelques bons moments, tout cela est peu, trop peu pour faire de cette onzième saison de Grey’s Anatomy un bon cru : l’intérêt de cette série est passé depuis longtemps, on ne suit plus tout cela que par simple curiosité et puis, quand on se dit que l’on ne retiendra véritablement qu’une seule chose de cette saison, c’est-à-dire, la mort de Derek, cela laisse songeur… Mais bon, je râle, je râle mais vous vous doutez bien que je serais au rendez vous lors de la douzième saison…


Points Positifs :
- Allez, même si la mort de Derek Shepherd est une bonne nouvelle (enfin débarrassé de lui), force est de constater que sa mort fut fort bien réalisé : notre beau gosse de service sauve des vies avant de perdre la sienne, un peu connement (par la faute de médecins moins doués que nos héros), c’est plutôt touchant et cela permet de quitter ce personnage de fort belle manière.
- La grossesse dramatique d’April et tous les problèmes que celle-ci a entrainé a son couple. C’était larmoyant, triste à souhait, mais au moins, cela marque les esprits.
- Geena Davis tout simplement excellente lors de la première partie de saison.
- L’arrivée d’Amelia Shepherd en tant que personnage récurant dans la série.

Points Négatifs :
- Onze saisons, onze ! Et ce n’est pas finit ! Bien évidement, il est clair que cela fait beaucoup pour une série, aussi bonne fut-elle lors de ses débuts et que cela fait bien longtemps qu’elle a perdue énormément de son intérêt. Du coup, on regarde par curiosité, certes, mais plus vraiment par passion…
- Comme je le dis tous les ans, je déteste Meredith Grey : il faut dire que dans le genre personnage inintéressant qui passe sa vie à geindre, à se lamenter, à se prendre pour meilleur que les autres et a les juger, j’ai rarement vu pire. Détestable, chiante au possible, chacune de ses apparitions (et elles sont nombreuses, hélas) furent une souffrance… et alors, quand elle pense a sa mère qui, accessoirement, était une véritable connasse, c’est le pompon !
- Ils ne peuvent pas innover les scénaristes ? Car bon, nous refaire le coup de la sœur caché de Meredith, c’est plus que léger…
- Bigre, même Callie elle devient chiante !

Ma note : 6/10

lundi 9 mai 2016

La Nouvelle Revue d’Histoire 84 – 1941-1945 Front de l’Est


La Nouvelle Revue d’Histoire 84 – 1941-1945 Front de l’Est
Mai/Juin 2016

1941-1945 Front de l’Est
- Présentation du dossier
- La débâcle de 1941. Une faillite du renseignement soviétique ?
- Barbarossa. L’échec de la guerre éclair a l’Est.
- Le Front de l’Est (1941-1945)
- L’Ukraine et les déchirements de la guerre
- Les « français libres » sur le Front de l’Est
- La légion des volontaires français contre le bolchévisme
- Les « Malgré-nous » prisonniers en URSS
- Des officiers allemands au service de l’Armée Rouge

Editorial : Hitler contre Staline ou le naufrage de l’Europe
- La désinformation. Entretien avec François Bernard Huyghe
- Le billet inattendu de Péroncel-Hugoz : Louis Bertrand ou la Latinité diabolisée
- Retour sur une œuvre majeure. Entretien avec Emmanuel Le Roy Ladurie
- Babeuf ou l’infortune de l’Egalité
- 1914-1918 : Les politiques et la conduite de la guerre
- Le rêve européen de Drieu la Rochelle
- 1947. L’Etat face à la menace communiste
- Roosevelt et Pie XII
- Margueritte d’Angoulême
- Jeu. Margueritte d’Angoulême et son temps
- Le château de Gaillon
- La caméra explore l’histoire : Les Sept Samouraïs
- Actualité des livres historiques

Mon avis : D’entrée de jeu, les choses s’annonçaient bien, ou, plutôt, promettaient énormément. Il faut dire qu’en découvrant la couverture du dernier numéro en date de la Nouvelle Revue d’Histoire, son illustration et, surtout, l’intitulé du dossier principal, ce fameux Front de l’Est, je ne pouvais qu’être ravis pour ne pas dire impatient de lire le contenu de cette revue. Alors bien sur, les plus grincheux pourraient affirmer – et ils n’ont pas tord – que tout cela n’est pas bien original, que la NRH allait pour la énième fois aborder la seconde guerre mondiale, pourtant, ici, ce n’était pas la guerre dans son ensemble, ni, pire, l’occupation, sujet oh combien de fois traiter dans cette revue, mais, comme son titre l’indique, le Front de l’Est avec ses grands espaces, ses millions de morts, ses batailles légendaires, Barbarossa, Koursk et le Général Hiver. Bref, tout un programme ! Et d’ailleurs, le début du dossier est a la hauteur de nos attentes : explications sur l’effondrement de l’Armée Rouge dans les premiers mois, échec du Blitzkrieg suite a un retard de six semaines sur la date initiale (merci les italiens), oui, tout cela débutait fort bien. Puis vint une chronologie, chose pour le moins curieuse puisque apparaissant tôt dans le dossier. On se rassure rapidement, le chapitre sur l’Ukraine, dédaigné par les allemands alors qu’ils tenaient là un formidable allié étant franchement bon… sauf que… eh ben, la suite n’est plus qu’une succession de déceptions, les auteurs préférant s’attarder sur le sort des combattants français des deux camps jusqu’à la fin du dossier – chose intéressante, je ne le nie pas, mais qui prend beaucoup trop de place au vu de la complexité et de tout ce qui avait a dire au sujet du Front de l’Est. Une déception ? Une demie dirons nous, ce qui est fort dommage surtout que je n’ai pas put m’empêcher de me dire que, quitte a mettre autant en avant les combattants français, le dossier aurait put être plus long. Au détriment d’une partie du reste du sommaire, bien entendu, qui alterne les articles forts instructifs – Margueritte d’Angoulême, Roosevelt et Pie XII, Les politiques et la conduite de la guerre – et les réédites lassantes – Drieu la Rochelle. Bref, un numéro mi-figue mi-raisin où plane une certaine déception, la faute a un dossier principal qui promettait énormément et qui, malheureusement, s’est avéré au final un peu trop bancal. Et pourtant, il y avait tant à dire…


Points Positifs :
- La première partie du dossier consacré au Front de l’Est est excellente et reviens de manière fort instructive sur la débâcle des soviétiques au début du conflit, l’échec allemand de la Guerre Eclair ainsi que le sort, fort complexe, de l’Ukraine. Allant au bout du détail, captivant par moments, c’est indéniablement le point d’orgue de ce numéro.
- Même si les combattants français sur le Front de l’Est prennent beaucoup trop de place au vu du reste du dossier, tout cela n’en reste pas moins instructif.
- Comme souvent, avec la NRH, j’ai découvert un personnage historique, ici, la sœur de François Ier, Margueritte d’Angoulême.
- La qualité d’ensemble de la revue, comme a chaque fois, avec des articles (qui plaisent ou non, suivant les sujets), instructifs et bien écrits.
- Un bel hommage a Alain Decaux.
- Excellente illustration de couverture.

Points Négatifs :
- Le dossier principal est malheureusement beaucoup trop bancal pour être une réussite et finit par décevoir : c’est le Front de l’Est, la lutte entre l’Allemagne et l’URSS principalement. Alors certes, ils ont des alliés, certes, il faut en parler et oui, comme la NRH est une revue française, il est normal que l’on parle des combattants français dans les deux camps, sauf que, au point de prendre une si grande importance, ce n’est pas possible !
- Accessoirement, qu’est ce qu’il est court ce dossier en nombre de pages…
- Encore et toujours Drieu la Rochelle… peuvent pas varier un peu de temps en temps ?

Ma note : 7/10

Homeland – Saison 5


Homeland – Saison 5

Deux ans et demi ont passé depuis que Carrie Mathison a quitté la CIA, elle vit désormais à Berlin avec sa fille et travaille pour un riche philanthrope œuvrant pour les réfugiés de la guerre contre Daech. Quand le milliardaire doit effectuer un déplacement au Liban, Carrie utilise ses compétences d'ancien agent pour arranger les négociations. Au même moment, des hacktivistes berlinois anti-État islamique trouvent une faille dans le système de sécurité de l'antenne de la CIA à Berlin et récupèrent des copies de documents prouvant l’espionnage par l'agence américaine de citoyens allemands sur le sol européen. Saul doit intervenir sur place pour négocier avec l'espionnage allemand.


Homeland – Saison 5
Réalisation : Michael Cuesta, Clark Johnson et Jeffrey Nachmanoff
Scénario : Howard Gordon, Alex Gansa, Gideon Raff
Musique : Sean Callery
Production : Teakwood Lane Productions, Cherry Pie Productions, Keshet Films, Fox 21 et Showtime Originals
Genre : Série dramatique, thriller psychologique
Titre en vo : Homeland – Season 5
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Showtime
Diffusion d’origine : 4 octobre 2015 – 20 décembre 2015
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 12 x 50 minutes

Casting :
Claire Danes : Carrie Mattison
Mandy Patinkin : Saul Berenson
Rupert Friend : Peter Quinn
F. Murray Abraham : Dar Adal
Sebastian Koch : Otto Düring
Miranda Otto : Allison Carr
Alexander Fehling : Jonas Hollander
Sarah Sokolovic : Laura Sutton
Atheer Adel : Numan
Sven Schelker : Korzenik
Micah Hauptman : Mills
Nina Hoss : Astrid
Mark Ivanir : Ivan Krupin
Allan Corduner : Etai Luskin
Mehdi Nebbou : Hussein

Mon avis : Après les trois premières saisons qui constituaient un bloc cohérent et avaient fait de Homeland l’une des séries les plus excitantes de ces dernières années (et pourtant, au début, c’était loin d’être évidant vu que celle-ci n’était que l’adaptation américaine de Hatufim, excellente série israélienne), la quatrième, sans être mauvaise, loin de là, avait un peu fait retomber le niveau général de l’ensemble. Oh certes, pour ses personnages, pour ses acteurs, pour son intrigue et pour son lien avec l’actualité, Homeland restait une série de très bonne facture mais nous étions loin, pourquoi ne pas le reconnaitre, de l’intensité des trois premières saisons et, plus particulièrement, de l’excellence de la seconde, selon moi, le point d’orgue de cette œuvre depuis ses débuts. Mais bon, quoi qu’il en soit, le plaisir de retrouver Carrie, Quinn et les autres n’en restait pas moins là, surtout que, première bonne nouvelle, la délocalisation (une fois de plus) de l’intrigue, ici, en Allemagne, était ma foi une fort bonne idée. En effet, et il suffit de se souvenir de l’actualité récente de ces derniers mois, au jour d’aujourd’hui, la lutte contre le terrorisme, c’est surtout en Europe, frappée a plusieurs reprises, que cela se passe, et donc, voir nos héros a Berlin lutter contre des partisans de Daesh et avec, en toile de fond, les enjeux de la géopolitique actuelle – rivalités américano-russes, problématique de la Syrie et de Bachar El Asad, absence de stratégie des USA face a l’Etats Islamique – ne pouvaient que poser une toile de fond pour le moins alléchante. Ajoutons a cela une Carrie qui, malgré le fait qu’elle ait quitté la CIA et se la coule douce outre-Rhin est rapidement rattrapée par son passée et l’on obtient, sans nul doute, les bases de ce qu’il pouvait être une réussite totale. Or, si l’on n’est effectivement pas passé loin de l’excellence, si la présence de Miranda Otto (ex-Éowyn dans l’adaptation cinématographique du Seigneur des Anneaux) apporte effectivement un plus de par la complexité de son personnage et si oui, le final de cette cinquième saison renoue avec les plus grandes heures de la série, force est de constater que, une fois de plus, Homeland rate un peu le coche, la faute a un essoufflement scénaristique vers le milieu de la saison où, effectivement, l’intrigue n’avance guère. Dommage car, un peu comme dans la quatrième saison, une fois passé ce cap de quelques épisodes un peu en-deçà, la suite est excellente et ravira les fans, et puis, surtout, il y a cette fin avec les interrogations sur le sort de Peter Quinn, mon personnage préféré, et là, il va falloir patienter une éternité, car bon, malheureusement, la suite ne sera pas pour tout de suite, bien au contraire…


Points Positifs :
- La délocalisation fort judicieuse de l’intrigue a Berlin, en Europe, ce qui est logique vu que ces dernières années, le terrorisme frappe surtout le vieux continent. Du coup, la toile de fond colle à l’actualité récente avec des références à la Syrie, a Daesh, aux rivalités entre les américains et les russes, sans oublier, bien sur, les attentats.
- Malgré un essoufflement de l’intrigue vers le milieu de la saison, les débuts et, surtout, la seconde partie nous démontrent une fois de plus que Homeland est une excellente série ; d’ailleurs, il est difficile de lâcher tellement les derniers épisodes sont prenants.
- Miranda Otto est la bonne surprise de cette saison, son personnage d’agent double étant diaboliquement réussi.
- Peter Quinn, encore et toujours : entre sa solution radicale mais logique pour en finir avec Daesh qu’il lance a ses supérieurs, son amour pour Carrie et son sort final – en suspens – notre tueur de la CIA est une fois de plus égal a lui-même, c’est-à-dire, excellent !
- Carrie reste Carrie, bien entendu.
- Le générique de cette cinquième saison, avec ses passages en allemand, renoue avec ceux des débuts.

Points Négatifs :
- Comme dans la saison précédente, il y a un certain essoufflement vers le milieu de la saison avec une intrigue qui n’avance guère et se perd un peu dans la relation entre Carrie et sa fille (bof) et son compagnon allemand (rebof), celui-ci, accessoirement, étant aussi charismatique qu’une huitre.
- Je l’appréciais énormément Saul au début, mais bon, depuis quelques temps, il commence à devenir légèrement détestable. Heureusement qu’il s’énerve un peu vers la fin et retrouve de sa verve.
- Mouais, on connait l’histoire : Homeland est une série américaine et les russes sont très méchants tandis que les israéliens ne mettraient jamais des bâtons dans les roues de leurs alliés. Hum, les scénaristes ont légèrement oubliés que Saul, soit disant grand ami d’Israel, fut en son temps espionner par le Mossad, mais bon…

Ma note : 8/10

dimanche 8 mai 2016

1602 Witch Hunter Angela


1602 Witch Hunter Angela

Dans la Baronnie 1602 de Battleworld, Angela et Sera sont des chasseuses de sorcières professionnelles. Après une nouvelle mission couronnée de succès, les deux femmes retournent au château de Windsor, où elles font une entrée remarquée auprès du Roi Jacques. Après avoir découvert que ce dernier était en fait un sorcier, Angela et sa compagne reçoivent comme nouvelle mission d'enquêter sur des hommes et des femmes ayant passé un pacte faustien avec une puissance païenne, l’Enchanteresse !


1602 Witch Hunter Angela
Scénario : Marguerite Bennett, Kieron Gillen
Dessins : Stephanie Hans, Marguerite Sauvage, Irene Koh, Frazer Irving, Koddy Chamberlain
Encrage : Stephanie Hans, Marguerite Sauvage
Couleurs : Stephanie Hans, Marguerite Sauvage, Jordie Bellaire, Frazer Irving, Lee Loughridge
Couverture : Stephanie Hans
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : 1602 Witch Hunter Angela
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Août 2015 – Décembre 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : Janvier 2016 – Mai 2016
Nombre de pages : 88

Liste des épisodes
1602 Witch Hunter Angela 1-4

Mon avis : Hier, je vous proposais la critique de Secret Wars, événement majeur de l’univers Marvel de l’année passée et dont la publication française s’est achevée ce mois ci, et, comme je le soulignais alors, il est de coutume lorsque les grosses maisons d’éditions de comics lancent un gros event de joindre a ce dernier une multitude de séries annexes, celles-ci étant tout le temps annoncées comme indispensables a la compréhension de l’ensemble alors qu’en fait, il n’en est rien. Mais, avec Secret WarsMarvel avait poussé le bouchon très loin puisque, pendant quelques mois, l’intégralité de leurs séries avaient été stoppées, remplacées par des nouvelles se déroulant dans le fameux monde sauvé par Fatalis, Battleworld. Le souci, c’est que s’il y eut quelques réussites plus ou moins sympathiques, dans tout ce fouillis, mes véritables coups de cœur n’ont, en fait, pas grand-chose a voir absolument rien à voir avec l’intrigue principale, ce qui est le cas, histoire d’en venir au fait, de ce 1602 Witch Hunter Angela, mini-série qui se suffit à elle-même et dont le lien avec Secret Wars est tout simplement nul. Peu importe car a mes yeux, l’intérêt de cette mini-série est ailleurs : appréciant le personnage d’Angela, son duo amoureux avec Serah mais aussi, et cela n’est pas négligeable, les dessins de la fort talentueuse Stephanie Hans qui avait déjà œuvré (avec plus ou moins la même équipe créative) sur Angela Asgard’s Assassin dont je vous ai parler il y a quelques mois, je ne pouvait pas faire l’impasse sur cette série. Et, ma foi, les débuts sont plutôt engageants avec le plaisir de retrouver le duo Angela/Serah dans de nouvelles aventures, bon nombre de clins d’œil a l’univers Marvel ici transposé dans celui de 1602 – le meilleur, étant, selon moi, la version locale des Gardiens de la Galaxie – et, bien sur, les dessins de Stephanie Hans, formidable artiste qui est pour beaucoup dans l’intérêt de cette mini-série. Au scénario, on retrouve le duo de Angela Asgard’s Assassin, c’est-à-dire, Margueritte Bennett et Kieron Gillen et s’il faut reconnaitre que si tout cela est loin d’être franchement exceptionnel, les multiples références aux œuvres de Shakespeare ainsi qu’un second degré parfaitement assumé – avec une Serah qui n’hésite jamais a briser le quatrième mur – sauve un peu les meubles. Alors au final, oui, il faut le reconnaitre, 1602 Witch Hunter Angela vaut davantage pour sa forme que pour son fond, et oui, il subsiste beaucoup trop de défauts pour en faire un incontournable, mais bon, pour le coté léger de la chose, pour Angela et Serah et, bien sur, pour les dessins de Stephanie Hans, ma foi, si l’on est fan, je peux que l’on peut y trouver son compte.


Points Positifs :
- Ne nous voilons pas la face, ce qui ressort principalement de ce 1602 Witch Hunter Angela, c’est les dessins, sublimes par moments, de la fort talentueuse Stephanie Hans : certaines planches sont somptueuses, les couleurs féeriques, quand au look des protagonistes, ma foi, c’est une belle réussite.
- Pour les couvertures, Stephanie Hans s’est inspirée de tableaux de maitres d’époque, je vous laisse chercher par vous-même…
- Le duo Angela/Serah que l’on retrouve avec plaisir.
- Les multiples références aux œuvres de William Shakespeare.
- Une dose d’humour parfaitement assumé et une Serah qui n’hésite jamais a briser le quatrième mur.

Points Négatifs :
- Malheureusement, Stephanie Hans ne dessine pas l’intégralité de la mini-série, certains passages étant réalisés par d’autres et ci cela passe, a la rigueur, avec Margueritte Sauvage, ce n’est pas le cas de tout le monde, quand a la fin, pouah, une vrai catastrophe !
- Si je dois être parfaitement objectif, je dois reconnaitre que ce n’est pas non plus le truc de l’année coté scénario mais tout juste un sympathique divertissement.
- L’amateur de base de Marvel, familier et amoureux des grosses bastons de gus déguisés avec des collants criards resteront de marbre ici : les aventures d’Angela et de Serah n’étant absolument pas leur tasse de thé.
- Absolument aucun rapport avec Secret Wars, il faut le savoir.

Ma note : 7/10
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