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mardi 12 juin 2012

La Brigade Chimérique – Tome 6


La Brigade Chimérique – Tome 6

Ils sont nés sur les champs de bataille de 14-18, dans le souffle des gaz et des armes à rayons X. Ils ont pris le contrôle des grandes capitales européennes. Par-delà le bien et le mal. Les feuilletonistes ont fait d'eux des icônes. Les scientifiques sont fascinés par leurs pouvoirs. Pourtant, au centre du vieux continent, une menace se profile, qui risque d'effacer jusqu'au souvenir de leur existence. George Spad a retrouvé Tola mais est aux prises avec l'homme élastique. L'armée des crânes intervient, tue l'homme élastique et s'empare de George et de la jeune femme. Pendant ce temps, La Brigade tente d'atteindre le QG du Docteur Mabuse.

Enfin, voilà venu le fameux dernier tome de La Brigade Chimérique, celui qui, de part sa conclusion a surement dut décevoir, pour ne pas dire désappointer bon nombre de lecteurs jusque là acquis à la cause de cette série et qui, sans aucun doute, attendaient autre chose de ce final a la fois surprenant, pour ce qui est du dixième épisode en particulier, mais si bien trouver, et surtout pour cet épilogue étonnant qui en aura dérouter plus d’un de part son jusqu’auboutisme. Pourtant, que l’on ne s’y trompe pas, une fois passé le choc initial de la chose, ce fut par ailleurs mon cas, il est indéniable que cette fin, qu’elle plaise ou non, est la meilleur possible, représente parfaitement l’idée initiale des auteurs et, de plus, s’inscrit parfaitement dans la logique entière de la série depuis ses débuts. Serge Lehman et Fabrice Colin souhaitaient, par le biais de cette série, nous expliquer pourquoi l’Europe ne possédait plus de super héros tandis qu’outre-Atlantique, ceux-ci étaient légions, et sur ce point, inutile d’attendre la conclusion pour vous dire qu’ils ont parfaitement réussis leur but. Certes, cela peut dérouter de prime abord, pourtant, cette explication est tout simplement si parfaite, si logique, que oui, mille fois oui, La Brigade Chimérique ne pouvait aucunement s’achever d’une autre manière. Et là, ce pose un problème majeur selon moi pour l’écriture et la compréhension de cette critique : je suis obliger, chose que je ne fais quasiment jamais, de dévoiler une bonne partie de l’intrigue de ce sixième tome. J’ai beau eu essayé de faire outre, de taire ce final et de me contenter de quelques considérations mais cela me paraissait impossible, ou, du moins, je n’ai pas la talent narratif pour le faire. Ainsi, a ceux qui liraient par hasard cet article et qui n’auraient pas encore lu ce dernier tome, je leurs conseille de ne pas aller plus loin et de revenir par la suite, quant aux autres, les connaisseurs, cela n’a, bien entendu, pas grande importance puisque nous sommes là, justement, entre connaisseurs. Désappointer ? Déçu ? Non, pas le moins du monde, disons plutôt perplexe, voir choqué par les deux derniers épisodes de La Brigade Chimérique. Personnellement, je ne pense pas que ceux-ci aient put laisser quelqu’un complètement indifférent, que cela soit parce que tous ceux qui s’attendaient a un ultime combat final entre l’ensemble des super héros européens en auront eu pour leur argent, de même, l’épilogue, tant dans sa construction que pour son coté narratif, et par ailleurs, assez désappointant de prime abord, risquera de laisser dubitatif, pour ne pas dire déçu bon nombre de lecteurs. Par ailleurs, j’aurais moi aussi quelque chose a redire sur celui-ci, je le trouve beaucoup trop court, mais bon, les auteurs ayant souhaité s’en tenir aux six tomes initiaux et promis a la base, il faudra faire avec ce que l’on a. Mais je vous disais plus haut que cette fin, donc, était non seulement la meilleure mais aussi la plus logique, par ailleurs, la seule possible. En effet, au vu de tout ce que l’on a put lire jusque là, au vu de tous les indices disséminés ici de là depuis le premier tome, au vu, ne l’oublions pas, élément plus que primordial, qu’en fait, les super héros, contrairement a ce que l’on pouvait penser jusque là, avaient bel et bien exister de part le passé sur le continent européen, sauf que, ce que j’appellerais l’inconscient collectif les a tout bonnement occultés, oui, forcement, cette fin est la seule possible. Certains pourront râler, trouver que les auteurs on été un peu trop loin dans leur idée, et pourtant, que pouvaient ils faire d’autre ? Comment expliquer autrement qu’un continent entier, que dis-je, le monde entier ait oublié un pan de son passé ? Mais avant d’arriver a cette conclusion, comment ne pas s’attarder un instant sur ce qui restera comme l’un des grands moments de la saga : le combat final entre la Brigade Chimérique et son équivalent allemand, le Gang M, celui-ci amputé par ailleurs d’un membre ? En toute sincérité, des affrontements entre individus dotés de super pouvoirs, cela fait près de trente ans que j’en ai vu et revu, mais franchement, il aura fallut une BD française, qui au demeurant, n’aura pas atteint des ventes extraordinaires si on compare aux véritables bestseller et qui est surtout connue par le biais d’un cercle, du coup forcement restreint, de passionnés, pour qu’enfin, je sois a la fois époustouflé par le combat en lui-même, et surpris par son issue et surtout, comment celle-ci est survenue, et pourtant, je suis ce que l’on appelle un vieux routard du comics super héroïque. Car que l’on ne se trompe pas, l’élément surprenant, ce n’est pas tant que la Brigade Chimérique perdre face au Gang M, ce qui, par ailleurs, est déjà rare en soit dans ce genre de récits, non, c’est la façon qui a amener leur défaite qui est tout simplement grandiose : intrinsèquement, ils sont supérieurs, et de loin et l’issue du combat ne fait aucun doute, seulement, uniquement par la force de la parole du Docteur Mabuse, par sa persuasion, par son discours, la Brigade se déchire, certains de ses éléments plus va-t-en-guerre se rebellent contre l’autorité du Soldat Inconnu, reconnu comme faible, nuisible, donc transformer en cafard, le tuent, et c’en est finie de la légendaire Brigade a la grande surprise du lecteur. Et là, il faut savoir regarder au-delà des apparences car la métaphore est tout simplement géniale : ce groupe de super héros apparemment invincible, c’est la France, les démocraties en gros, et en face, la parole de Mabuse, c’est la propagande nazie. Mais elle aurait put être communiste, car en fait, par le biais de ce combat, les auteurs ont souhaité nous montrer l’état des forces en présence a l’orée de la seconde guerre mondiale : face aux divers totalitarismes, les démocraties, dont le ver est dans le fruit depuis longtemps, ne peuvent lutter, s’affaiblissent, et s’effondrent. Que cela soit par le comportement du Nyctalope qui finis sur les rotules, en roue libre, se parlant a lui-même sur ses eternels regrets mais qui, a aucun moment, n’agit et qui représente bien l’ancienne France, elle qui était si forte, l’ancien rempart de 14-18 mais qui s’apprête a s’effondrer devant les forces allemandes, où la trahison de Sérum, par exemple, qui annonce quelque part la collaboration a venir, il est indéniable que La Brigade Chimérique n’est pas une simple bande dessinée, que ce combat final n’est pas un simple affrontement entre guignols costumés et que l’ensemble, des premières pages du prologue aux dernières de l’épilogue sont a regarder d’un jour nouveau. Et alors, pour ce qui est de l’épilogue, tandis que George Spad se retrouve déportée à Auschwitz, la fameuse tête de l’anti-être, au milieu de centaines de milliers de juifs, sa disparition annonce en fait, elle qui était feuilletoniste, bref, qui mettais en scène les aventures et les divers exploits des divers héros de la superscience, la fin de tout un monde ; sans écrivains pour narrer leurs aventures, ceux-ci vont bien évidement tomber entièrement dans l’oublie, comme ce fut le cas du Nyctalope qui au fil des tomes n’aura chercher, alors que le monde sombrait dans le chaos, que quelqu’un digne de lui écrire ses mémoires, bref, de le rendre, par ce fait, immortel, et qui aura finalement échoué, a son grand désespoir et ce, contrairement a des figures comme Holmes ou Fantomas. Mais cet oubli, définitif, n’est pas que la conséquence de la disparition des écrivains, élément important mais qui a lui seul n’aurait pas suffit : les super héros eux-mêmes quittent le vieux continent, suivant ainsi les traces du Passe Murailles dans le premier tome, pour rejoindre le nouveau monde et plus particulièrement les Etats-Unis ; terre de prédilection des lors du monde super héroïque et par ailleurs, le personnage que l’on voit le plus lors de cet épilogue est Superman, enfin, Mr Steele, symbole absolu de ce que sera le genre pour les décennies a venir. Et tandis que les super héros partent, que leur plus ancien représentant, le fameux et célèbre Golem, dernière créature magique quitte aussi l’Europe, amenant avec lui ce qui reste de la superscience, entrainant de fait la fin de celle-ci dans nos vertes contrées, les auteurs, par le biais d’un clin d’œil comme les apparitions de Francis Blake et de Bob Morane, mais surtout par celle du Partisan, le héros sans pouvoirs, nous montrent le passage de témoin entre le surhomme et le héros humain, qui peuplera désormais littérature populaire et bande-dessinées européenne (sauf en Grande Bretagne histoire de nous rappeler les futures auteurs de comics d’outre manche). Et tandis que Mabuse et les autres membres du Gang M se refondent pour qu’Adolf Hitler puisse mener la guerre à venir qui sera, sans superscience désormais disparue, conventionnelle, que le Docteur Severac disparaît dans les limbes sans possibilité apparemment de revenir et que George Spad s’en va mourir avec les déportés juifs, Steele amène le Golem et les super héros européens aux USA, autre passage de témoins, le continent américain devenant, maintenant que l’Europe ayant perdu, de part ses décennies a s’entredéchirer, quelque part, son droit a l’imaginaire, et, surtout, sa volonté de créer et de se reconnaître dans des héros, celui-ci étant désormais infréquentable car dévoyé par la thématique du surhomme et la théorie suprématiste de la race aryenne. Incontestablement, et même si une seconde lecture de l’intégralité de l’œuvre me semble nécessaire pour mieux en apprécier toute la valeur intrinsèque, il est évidant que La Brigade Chimérique est probablement l’une des bande dessinées les plus importantes de ces dernières années. Et là, ce n’est pas que sa qualité en tant qu’œuvre, le superbe travail de ses auteurs, de ses artistes, non, j’irais même au delà, disons le tout net : cette BD s’avérait nécessaire. Tout d’abord, elle répond a une question que tout amateur de comics a put se poser un jour, quid des européens (si l’on excepte les anglais bien entendu) dans l’histoire des super héros, ensuite pour le formidable travail de recherche des auteurs qui ont ramener des limbes de l’oublie, tout un tas de personnages fascinants que notre histoire, notre inconscients collectif avait tout bonnement oublier, et pour finir, pour la simple et bonne raison que quelque part, La Brigade Chimérique n’est pas une fin en soi, c’est une série qui pourrait nous réconcilier avec un genre qui n’a pas a être cloisonner outre atlantique ; la boucle étant bouclée, l’individu européen en tant que tel est il prêt a assumer son antique passion pour le personnage super héroïque comme ce fut le cas tout au long de son histoire ? Certes, rien n’est moins sur et c’est très loin d’être gagner. Mais quoi qu’il en soit, La Brigade Chimérique nous a prouvé que ce n’est pas forcement impossible, comme nous le laisse supposer la dernière image de l’œuvre, cette fameuse chambre ardente perdue dans l’herbe, quelque part au beau milieu des montagnes autrichiennes. Un espoir tenu d’un retour de Severac ? L’avenir nous le dira…

lundi 11 juin 2012

La Brigade Chimérique – Tome 5


La Brigade Chimérique – Tome 5

Ils sont nés sur les champs de bataille de 14-18, dans le souffle des gaz et des armes à rayons X. Ils ont pris le contrôle des grandes capitales européennes. Par-delà le bien et le mal. Les feuilletonistes ont fait d'eux des icônes. Les scientifiques sont fascinés par leurs pouvoirs. Pourtant, au centre du vieux continent, une menace se profile, qui risque d'effacer jusqu'au souvenir de leur existence. Jean Severac, George Spad et Irène tentent de décoder les derniers mots de Gregor Samsa. Ne pouvant les résoudre, ils font appel au club de l'hypermonde. Celui-ci abrite des feuilletonistes en activité. Ils transcrivent les histoires de leurs personnages. Pendant ce temps, le gang M et les Mécanoïdes de « Nous autres » surplombent Varsovie.

Cinquième et avant dernier volume de la saga super héroïque européenne de Fabrice Colin, Serge Lehman et Stéphane Gess, ce nouveau chapitre de la désormais culte Brigade Chimérique m’aura, si l’on me pardonne l’expression et le langage un peu, comment dire, cru, tout bonnement laissé sur le cul ! Et oui, rien que ça. Mais disons qu’arrivé a ce stade de la série, les qualificatifs commencent sérieusement a me manquer pour la décrire ; la qualité est toujours élevée, je ne pense que le plus grand bien de cette bande dessinée et je pourrais, en toute sincérité, vous sortir des pages et des pages de louanges parfaitement assumées et justifiées de mon point de vu. Mais le pire, c’est que, après trois premiers tomes tout simplement parfaits et un quatrième qui m’avait un peu laissé dubitatif au départ avant que je n’en reconnaisse toute la valeur, voilà que débarque le cinquième et que dès le premier de ses deux habituels épisodes qui composent chaque volume, j’ai dut revoir quasiment tout ce que je pensais au sujet de cette série, par le biais d’une révélation qui a agit comme un véritable coup de tonnerre, qui m’a pris complètement par surprise mais qui, a y regarder de plus prêt, est la plus logique du monde et était plus ou moins annoncé par le biais d’indices pas franchement flagrants a la base mais qui après coup s’éclaircissent. Bien évidement, comme cela arrive avec certaines œuvres (et là, on dépasse allégrement la simple catégorie de la bande dessinée), La Brigade Chimérique fait partie de ces créations qui méritent, pour en tirer toute la quintessence, une deuxième lecture. Cela sera chose faite des que j’en aurais finis avec le dernier volume, et là, fort d’une vision globale de l’intégralité de la saga, je pourrais me faire un jugement définitif, mais en attendant, Dieu que c’est bon !!! Ce n’est bien évidement pas la première fois que dans cette série, l’on a droit a des révélations, il suffirait pour cela de repenser a tout ce qui avait trait aux mystères entourant le lien entre le Docteur Severac et les quatre entités composants la Brigade Chimérique et dont le point le point d’orgue avait été le troisième tome. Mais même si cela fut un moment important dans l’intrigue de la saga, comment ne pas faire de ce cinquième et avant dernier volume celui des révélations ? Car je m’explique, assez rapidement, on avait compris les liens entre Severac et la Brigade, restait juste à savoir le pourquoi du comment et quelques détails annexe en gros ; alors que là, la révélation du huitième épisode, intitulé Le club de l’Hypermonde, nous prend complètement par surprise, et sincèrement, bien malin celui qui s’en serait douté avant coup. Personnellement, ce ne fut pas mon cas, et si ensuite, j’ai put repenser a certains indices, certaines paroles énigmatiques plus ou moins tendancieux, je dois reconnaître que l’effet de surprise fut tout bonnement excellent. Mais plus que cela, c’est que, grande force des auteurs une fois de plus, celui-ci n’est pas juste un simple effet narratif réussi, non, bien au contraire, cette fameuse révélation, fracassante de part ses implications, vient sublimer un synopsis déjà excellent jusque là et, accessoirement, nous faire perdre quelques certitudes que l’on pouvait avoir sur certains des protagonistes les plus importants. Franchement, chapeau bas a Fabrice Colin et Serge Lehman. Alors du coup, le neuvième épisode, Tola, apparaît un peu en retrait vis-à-vis de son prédécesseur, ce qui peut se comprendre au vu de ce que l’on venait tout juste d’apprendre dans celui-ci mais qui est, au demeurant, un peu injuste selon moi. Tout d’abord, saluons une grande scène que je pourrais presque qualifier d’anthologique du Nyctalope, décidément l’un des protagonistes les plus intéressants de cette série ; sincèrement, lorsque j’ai commencé à lire La Brigade Chimérique, je n’attendais pas des masses de ce type a moitié chauve avec du bide et qui, physiquement s’entends, ne pouvait pas franchement être qualifié de charismatique ; or, au fil des épisodes, le Nyctalope, de part son coté égocentrique, son désir presque égoïste de ne penser qu’a sa fameuse biographie, afin d’avoir sa place au panthéon des plus grands, bref, ce fameux protecteur autoproclamé de Paris, la ville lumière (pas mal pour un type qui, justement, vois dans l’obscurité), de part ses nombreux défauts est apparu bien plus intéressant que bien d’autres protagonistes, plus conventionnels eux. Bref, de mon point de vu, une excellente surprise, et je tenais à le dire (hum, a le redire). Mais pour en revenir a ce neuvième épisode a proprement parler, lui aussi a son lot de révélations et cette fois ci, c’est du coté de la délicieuse « garçonne » George Spad que l’on se tourne et on en saura beaucoup plus sur elle, ainsi que sur l’explication d’une fameuse affiche que l’on pouvait apercevoir dans son appartement dans l’épisode précédant (pour les plus observateurs, bien entendu). Alors, bien entendu, le rythme de cet épisode est un peu plus lent que d’habitude, la « faute » (même si c’est un bien grand mot) au fameux flash-back de George Spad, surtout que, le lecteur attendant avec impatience l’affrontement final, et accessoirement, la fameuse fin des super héros européens que l’on nous promet depuis le début de la série, il se pourraient que certains, du coup, ne l’apprécie pas, or, il n’en reste pas moins indispensable pour la compréhension de l’ensemble, de part ses révélations, mais aussi d’un point de vu narratif. Bref, inutile de tourner encore autour du pot, oui, vous l’avez compris, mon avis quant a la valeur de La Brigade Chimérique n’a pas changer d’un iota. Disons même que plus on avance dans la saga et plus mon enthousiasme augmente, atteignant des sommets rarement atteints depuis belle lurette et me faisant dire que, décidément, cette série est un cas très sérieux dans l’univers de la bande dessinée française… Aurais-je déjà trouvé ma BD de l’année 2012 ? Hum…

dimanche 10 juin 2012

La Brigade Chimérique – Tome 4


La Brigade Chimérique – Tome 4

Ils sont nés sur les champs de bataille de 14-18, dans le souffle des gaz et des armes à rayons X. Ils ont pris le contrôle des grandes capitales européennes. Par-delà le bien et le mal. Les feuilletonistes ont fait d'eux des icônes. Les scientifiques sont fascinés par leurs pouvoirs. Pourtant, au centre du vieux continent, une menace se profile, qui risque d'effacer jusqu'au souvenir de leur existence. Le Nyctalope et l’Accélérateur sont en visite en Russie, pour rencontrer le Grand Frère, mais « Nous Autres » retarde chaque jour l’entrevue stratégique. À Paris, Irène Joliot-Curie persuade Jean Séverac de profiter de l’absence de Saint-Clair pour mener un raid dans son QG de Montmartre afin de délivrer Gregor Samsa, le Cafard, que le protecteur de Paris retient prisonnier. Quant à Félifax, l’homme-tigre, il effectue pour le Conseil une mission de reconnaissance à Metropolis, d’où le Docteur Mabuse manigance de maléfiques projets...

Assez curieusement, ma première impression après avoir lu ce quatrième volume de La Brigade Chimérique ne fut pas des plus positifs ; certes, j’avais bien aimé les deux nouveaux épisodes proposés mais je n’avais pas retrouvé le même enthousiasme que précédemment. Déception ? Je n’en étais pas encore là mais ce qui était sur, c’est que je me posais pas mal de questions quant a la valeur de ce volume. Pourtant, au fil des heures et de mes interrogations, forcement légitimes, j’ai commencer a changer d’avis, a regarder au delà de mes sentiments premiers et a rechercher la qualité là où elle était, car que l’on ne se trompe pas, celle-ci n’avait pas le moins du monde disparue. Et là, après une bonne nuit de sommeil, j’ai commencé à y voir plus clair : oui, le quatrième tome de La Brigade Chimérique est tout aussi bon que ses prédécesseurs, et si j’ai put a un moment donné en douter, c’est parce qu’il est différent, tout simplement. En fait, comme cela est souvent le cas, tout est une affaire de gouts. La où certains auraient put se morfondre devant le manque d’action et d’avancée dans le scénario, selon eux, pendant les trois premiers tomes de la série, pour moi, ce fut un bonheur presque total : j’aime lorsque les choses prennent leur temps, que l’on s’attarde sur tel élément, que l’on avance ces pions petits a petits et que l’intrigue et les révélations qui en découlent ne soient pas apportées tout de suite sur un plateau. Ainsi, que les auteurs aient pris la peine de s’étaler sur une bonne moitié de leur série pour, premièrement, présenter les personnages, l’univers, puis nous éclaircir quant au pourquoi du comment du lien entre le Docteur Severac et la Brigade Chimérique ne me gêna pas le moins du monde, bien au contraire. Le problème, c’est que m’étant en quelque sorte habitué a ce rythme de sénateur, ce tome quatre, forcement, d’un tout autre style me déconcerta au départ. D’où ma première impression, pas franchement positive, et mes interrogations. Or, après coup, ce changement de cap, cette entrée de plein pied dans le nœud du problème, c'est-à-dire la politique internationale de l’époque, le jeu des alliances et, surtout, un processus narratif bien plus axé sur l’action était, premièrement, parfaitement justifiable, deuxièmement, oui, un véritable petit régal. La Brigade Chimérique est avant tout une Uchronie, que l’on ne s’y trompe pas. Donc, du coup, ce monde à la fois différent et proche du notre nous interpellera de diverses façons mais ce qui est sur, c’est que du point de vu des alliances entre les différents partis au pouvoir, les auteurs ne se sont pas éloignés d’un iota de ce qui a put se passer avant guerre ; du coup, a moins d’être une bille totale en histoire, je pense que chaque lecteur de cette bande dessinée connait un temps soit peu la situation des nations européennes avant guerre : puissantes dictatures fascistes et communistes d’un coté avec les faibles démocraties au beau milieu. Mais que l’on ne s’y trompe pas, certes, il n’y aura pas d’élément de surprise au sens propre du terme, par exemple quant au sort des populations juives ou pour ce qui est des alliances mêmes les plus improbables du point de vu idéologique de l’époque. Mais là où les auteurs font très fort, et cela est un atout non négligeable pour la valeur de cette série, c’est de réussir ce superbe numéro de haute voltige entre le réel et l’imaginaire, d’utiliser les événements du passé tout en les modifiants et du coup, réussir à surprendre le lecteur de la plus superbe des façons. Et puis, ne nous voilons pas la face, on l’attendait ce moment, depuis le prologue pour être plus précis où tous les super héros européens étaient réunis dans la ville de Metropolis ; depuis lors, on s’était attardé sur les mystères liés au Docteur Severac, et si celui-ci n’a pas disparut de l’intrigue, indéniablement, ce tome quatre est plus axé sur les liens entre les divers protagonistes, leurs alliances, bref, la politique internationale qui annonce le conflit à venir. Et là aussi, le jeu en vaut la chandelle car la personnalité de certains se dévoile, tandis que pour d’autres, ce que l’on se doutait se justifie : en particulier le fameux Nyctalope, assez étrange et qui apparaissait assez imbu de sa personne jusque là mais dont on va se rendre compte a quel point son égocentrisme est important. D’ailleurs, paraissant peu charismatique de part son apparence au départ, ce personnage mérite le détour est se trouve, selon moi, être l’un des plus intéressants du point de vu psychologique ce qui en fait une agréable surprise. De même, je suis vraiment curieux de voir quels secrets cache la mystérieuse George Spad avec ses crises spectaculaires d’écriture automatique. Bref, malgré une première impression pas franchement enthousiasmante, ce quatrième volume de La Brigade Chimérique s’avère être aussi bon que ses prédécesseurs. Certes, il est différent, mais cette fois ci, on commence à rentrer dans l’action a proprement parler et les auteurs ont fait un tel travail sur la psychologie des protagonistes ainsi que sur la crédibilité de leur univers qu’une fois de plus, je ne pourrais que redire pour la énième fois : cette BD est superbe ! Tenez, juste une petite pierre a l’édifice de tout ce que l’on peut trouver de positif à La Brigade Chimérique : la petite scène du début, qui se déroule a Moscou, avec ce super vilain a l’apparence peut être ridicule mais qui représente si bien le grand capital comme les caricatures le représentait a l’époque : un type en costume de banquier avec une tête de pieuvre ; ridicule ? Oh que non. Et puis en face, cette idéologie de « Nous autres » où la multitude prime sur l’individu, tellement bien représentative de ce que pouvait être l’URSS sous Staline. Franchement, un must, quand je vous dis que cette BD est un véritable petit bijou !

samedi 9 juin 2012

La Brigade Chimérique – Tome 3


La Brigade Chimérique – Tome 3

Ils sont nés sur les champs de bataille de 14-18, dans le souffle des gaz et des armes à rayons X. Ils ont pris le contrôle des grandes capitales européennes. Par-delà le bien et le mal. Les feuilletonistes ont fait d'eux des icônes. Les scientifiques sont fascinés par leurs pouvoirs. Pourtant, au centre du vieux continent, une menace se profile, qui risque d'effacer jusqu'au souvenir de leur existence. À l’Est, le Docteur Mabuse impose peu à peu son règne de terreur, sous couvert de progrès scientifiques. À Paris, un homme aux pouvoirs mystérieux enquête sur sa vraie nature, aidé en cela par les époux Joliot-Curie. Il va découvrir qu’il porte en lui la Brigade chimérique, légendaire protectrice de la France, qui va devoir reprendre du service.

Voilà donc le troisième tome de la saga de Serge Lehman et Fabrice Colin, composé des épisodes quatre et cinq de la série, et sincèrement, tout ce que j’ai put dire précédemment est, non seulement toujours valable une fois de plus, mais l’intérêt de l’histoire, déjà fortement élevé s’en trouve sublimé, ce qui était une gageure a la base. Arrivé là, je ne peux m’empêcher de me poser la question suivante : suis-je vraiment objectif ? Sincèrement, je sais pertinemment que j’ai bien souvent tendance à m’emballer un peu trop rapidement, quitte a, le temps aidant, revenir un peu sur mon jugement premier. Pourtant, dans le cas présent, je ne pense pas me tromper avec cette BD ; le coté comics, même si celui-ci ne m’attire plus comme cela put l’être autrefois n’est pas un élément négligeable, ensuite, et détail essentiel a la saga, le fait que l’intrigue se déroule en Europe, a une période historique que je connais assez bien et qui m’attire depuis longtemps est un autre bon point, et comme en plus, le fait d’utiliser a la fois des personnages réels et d’autres issus du folklore du vieux continent, même si depuis tomber dans un oubli total, mais tout de même intriguant, ne peut être écarté de l’intérêt que je peut porter a la série. En fait, tous ces éléments, je les aime, et quelque part, comme a put le dire dans diverses interviews Serge Lehman, cette fameuse question – que sont devenus les super héros européens – me trottait dans la tête depuis des années et méritait qu’un jour, quelqu’un s’y attelle. D’où mon enthousiasme pour La Brigade Chimérique des que j’ai su de quoi il en retournait, ainsi que mon empressement quasi enfantin à me procurer la série rapidement (en temps normal, il m’arrive de me maitriser quand même), et comme, élément le plus important, la qualité est en rendez vous, et pas qu’un peu, alors oui, pour répondre a mon interrogation précédente, je pense être objectif, peut être pas a cent pour cent, mais suffisamment en tout cas pour juger cette série. Voilà donc un troisième tome qui vient sublimer ses prédécesseurs ! Pourquoi donc ? Tout simplement parce que, après nous avoir laissé, a l’issu du deuxième volume, suspendu a un Docteur Severac qui se souvenait enfin de tout, le lecteur, forcement, n’attendait qu’une seule chose : des explications quand a cette fameuse Brigade que l’on surnomme Chimérique. Et des réponses, on va en avoir, à foisons qui plus est. En fait, les deux épisodes proposés, L’homme cassé et Bon anniversaire Dr Severac ne servent qu’à ca : éclaircir le mystère qui lie Severac aux quatre entités qui composent la Brigade, bien entendu, mais aussi, nous en apprendre plus sur les agissements de Marie Curie avec celui-ci, sans oublier de commencer à donner quelques réponses aux interrogations que l’on pouvait avoir vis-à-vis de personnages comme George Spad, par exemple, et leurs motivations réelles. Mais rassurez vous, tout n’est pas expliquer, il reste encore quelques zones d’ombre, comme il fallait s’y attendre, mais quoi qu’il en soit, désormais, on va finalement entrer dans le vif du sujet : les trois premiers volumes tendaient vers ce but, mettre les protagonistes en scène, les motivations de chacun, et relancer la Brigade Chimérique, de retour une bonne fois pour toutes. Désormais, il reste trois tomes pour la suite ; un combat entre les« bons » (quoi qu’il y a beaucoup à redire quant au comportement de pas mal d’entre eux) et les méchants personnifiés par le Docteur Mabuse ? Et surtout, en venir au fait : pourquoi n’y a-t-il plus de super héros européens ? Arrivé à ce stade de la série, je pourrais presque me dire que La brigade Chimérique est presque composée de deux cycles, dont le premier viendrait de s’achever. Bien évidement, il faut que je lise l’ensemble pour me faire une idée plus juste mais quoi qu’il en soit, une fois de plus devrais-je ajouter, je suis stupéfait par la valeur intrinsèque de cette bande dessinée. En toute sincérité, ce n’est pas tous les jours qu’une œuvre me procure autant de satisfaction et je ne me lasse pas de le dire et le redire. Valant surtout pour ses nombreuses révélations et les interrogations sous adjacentes qui y sont liées (bigre, on en vient a Jung et rien que cette idée me plait !), ce troisième tome des Brigades Chimériques m’aura également rappelé, surtout dans l’épisode cinq, Bon anniversaire Dr Severac, lors du combat contre l’entité extraterrestre, ce qu’est un bon comics : forcement héroïque, a la fois simple et compliquer, des personnages charismatiques en diable et une intrigue à couper le souffle. Bref, ces quelques pages, m’ont replongé un moment des décennies en arrière, quand je dévorais encore quotidiennement des comics US et que parfois, au milieu de la masse souvent insipide, il y avait de sacrées bonnes histoires qui méritaient le détour.

vendredi 8 juin 2012

La Brigade Chimérique – Tome 2


La Brigade Chimérique – Tome 2

Ils sont nés sur les champs de bataille de 14-18, dans le souffle des gaz et des armes à rayons X. Ils ont pris le contrôle des grandes capitales européennes. Par-delà le bien et le mal. Les feuilletonistes ont fait d'eux des icônes. Les scientifiques sont fascinés par leurs pouvoirs. Pourtant, au centre du vieux continent, une menace se profile, qui risque d'effacer jusqu'au souvenir de leur existence. Marie Curie mourante a-t-elle réellement désigné le Nyctalope comme protecteur de Paris en 1934 ? Son biographe, la belle George Spad, se rend à l'hôpital américain de Neuilly pour interroger Jean Séverac, un ancien médecin militaire qui pourrait avoir été témoin de la scène. L'hypnotiseur Cagliostro, la sorcière Palmyre et une monstrueuse entité dimensionnelle perturbent la rencontre.

Il était évidant que ma critique du premier tome de La Brigade Chimérique avait été on ne peut plus enthousiaste ! Il faut dire que cette bande dessinée semi-uchronique où les protagonistes principaux sont les super héros européens de l’entre deux guerres et où les auteurs, souhaitaient, justement, nous expliquer pourquoi ceux-ci, contrairement a ceux d’outre-Atlantique, ont disparus ; vaste programme a priori mais ceux qui ont lu ma critique, ou qui, tout simplement, connaissent déjà cette œuvre, savent parfaitement que la qualité, élément indispensable s’il en faut, est belle et bien présente, ce qui ne peut que ravir l’amateur de BD, tout heureux qu’il est (du moins, c’est mon cas) de passer un très bon moment et de découvrir un monde, que dis-je, un univers ainsi que des protagonistes hauts en couleurs que l’on n’est pas prêt d’oublier. Mais je m’avance un peu vite en besogne et force est de constater, qu’à l’heure où j’écris ces quelques lignes, je n’ai lu que deux volumes de cette saga et que la fin est encore loin (et accessoirement, pas de si tôt… a l’argent, où est tu malheureux ?) et qu’il est, justement, temps de voir ce que fameux deuxième tome a dans le ventre. Quoi qu’il en soit, il est inutile de tourner autour du pot plus longtemps car le second volume de La Brigade Chimérique est dans la même veine que son prédécesseur ; tout ce que j’ai put dire, lors de la critique du premier, étant valable une fois de plus. Ainsi, et sans me répéter, je me contenterais de saluer le développement, petit a petit, de l’univers dont on se familiarise de plus en plus. Bien évidement, ce deuxième tome, sans pouvoir être qualifier de prologue, n’en reste pas moins la suite de la mise en place des lieux, des personnages, ainsi que des tenants et des aboutissements de chacun : désormais, l’on est familiariser avec, par exemple, les Curies, l’on commence à comprendre les liens infructueux et la rivalité qu’ils entretiennent avec l’étrange Nyctalope dont le lecteur, par moments, peut fortement douter de lui. Aurait-il eu l’aval de Marie Curie ? Rien n’est moins sur, pourtant, le mystère demeure, et qu’en est-il de ce que l’on apprend de lui lors de la dernière page du troisième épisode qui clôt cet album ? Décidément, tout est fait pour entrainer le lecteur, au demeurant conquis, dans un sacré sac de nœuds rempli de mystères à dévoiler, ce qui, finalement, n’est pas pour me déplaire. Mais à mes yeux, ce qui restera surtout de ce deuxième volume de La Brigade Chimérique, c’est le mot surprise : surprise, tout d’abord, parce que je ne m’attendais pas à ce que le personnage de George Spad prenne une place aussi importante, moi qui ne la prenais que pour un troisième couteau à la base, et personnellement, quand des auteurs me surprennent, quelque soit l’œuvre, c’est toujours un bon point pour eux, mais surtout, quand a la fameuse Brigade en elle-même qui fait enfin, attention au petit spoiler, son apparition. Et là aussi, deuxième bon point, car, en grand néophyte que j’étais en découvrant cette BD, je ne savais pas du tout (hormis quelques dessins entraperçus sur le net) ce qu’était véritablement cette Brigade dont tout le monde parle, mais si leur apparence ne m’étais pas inconnue, les révélations faites sur celle-ci m’ont littéralement scotché sur place lors de la lecture, et là, franchement, je tire bien bas mon chapeau aux auteurs de la chose, mais je n’en dirais pas plus, pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte aux nouveaux lecteurs. Bref, un deuxième tome qui n’aura eu de cesse de me surprendre, du début à la fin, et ce, de façon positive, bien entendu. Bien évidement, pour ce qui est des dessins de Gess, je m’en tiendrais à ce que j’ai déjà dit lors de la critique du premier tome : on adore ou on déteste mais personnellement, je les trouve fort bien, même si ce n’est pas trop mon style préféré, parfaitement adapté à l’œuvre. D’ailleurs, je commence petit à petit à me dire que celle-ci n’aurait pas été aussi abouti, qu’il aurait manqué un petit quelque chose avec un autre artiste. Par contre, je ne peux mettre de coté deux éléments qui me semblent important : tout d’abord, encore et toujours le format des albums, quel dommage mais cela, j’en ai déjà parlé ; deuxièmement, le style, justement, non fédérateur, risque d’en rebuter certains qui du coup, passeront à coté d’une excellente bande dessinée, ce que je trouve dommageable. Alors, a ceux-ci, je ne peux que leur conseilleur, si vraiment vous n’aimez pas ces dessins, de faire un effort car cela vaut le coup. Et surtout, ceux-ci sont loin d’être mauvais, bien au contraire. Bref, le deuxième volume de La Brigade Chimérique m’aura donc, comme le premier, conquis, définitivement pourrais-je même ajouter : que cela soit par l’univers, le synopsis de base, l’intrigue et ces développements, les deux nouvelles histoires proposées, toutes deux excellentes, m’auront, de par leurs implications, les personnages qui y apparaissent, et surtout, les révélations offertes aux lecteurs, mais aussi et surtout, ne l’oublions pas, les multiples clins d’œil a tant d’autres œuvres de l’époque, m’auront fait passer dans la catégorie du fan, tout simplement. Attendons maintenant, car il va falloir être, dans mon cas, patient, la suite de tout cela pour juger de la qualité à venir mais quelque chose me dit que je ne serais pas déçu.

jeudi 7 juin 2012

La Brigade Chimérique – Tome 1


La Brigade Chimérique – Tome 1

Ils sont nés sur les champs de bataille de 14-18, dans le souffle des gaz et des armes à rayons X. Ils ont pris le contrôle des grandes capitales européennes. Par-delà le bien et le mal. Les feuilletonistes ont fait d'eux des icônes. Les scientifiques sont fascinés par leurs pouvoirs. Pourtant, au centre du vieux continent, une menace se profile, qui risque d'effacer jusqu'au souvenir de leur existence. Nés sur les champs de bataille de la Première Guerre Mondiale, les surhommes européens ont vite pris une grande importance dans ce début de siècle. Certains d'entre eux se sont auto proclamés protecteurs de leur patrie (le Nyctalope à Paris, l'Accélérateur à Londres), d'autres sont au service d'idéologies (les Mécanoïdes de Nous Autres en Russie) et certains ont clairement choisi le camp du mal (Gog, la Phalange). Et il semble que parmi ceux-là, le Dr Mabuse ait un plan... Opposés à lui et ses alliés italiens et espagnols, la fille de Marie Curie et son Institut du Radium mais aussi les super-héros français et anglais vont-ils devoir faire alliance avec le bloc soviétique ? Et surtout, qu'est donc cette Brigade chimérique dont tout le monde parler mais que personne n'a vue ?

Il est assez rare, reconnaissons le, que le vieux continent produise ce que l’on appelle communément des bandes dessinées de super héros ; genre surreprésenté outre-Atlantique, jusqu'à en donner bien trop souvent la nausée (car, comme souvent, parmi d’authentiques chefs d’œuvres, ou tout simplement de bonnes histoires, combiens de bouses innommables sortent mensuellement ? Bien trop a mon gout), celui-ci est bien plus rare sous nos latitudes. Et, en dehors des Sentinelles, œuvre de Xavier Dorison, c’était un peu le néant du coté des productions françaises. Ayant favorablement accueilli celle-ci, lorsque je l’avais découvert, il y a quelques années, ce fut donc avec le plus grand des plaisirs que je me lançais dans une autre œuvre traitant du même sujet, et, accessoirement achevée au jours où j’écris ces quelques lignes (six tomes en tout, parus assez rapidement), ce qui n’est pas plus mal puisqu’au moins, le risque de commencer une série qui ne finira jamais ou qui s’étalera sur des années avec je ne sais combien de tomes en sera absent. Mais si les deux séries, Les Sentinelles et La Brigade Chimérique semblent, d’un point de vue extérieur, semblables, cela est dut au fait que les deux partent d’un postulat de base identique, les super héros du vieux continent, mais ensuite, les différences se font jour, comme je vais tacher de vous l’expliquer ci-dessous. Indéniablement, avec Les Sentinelles, l’on reste dans la plus pure tradition de ce que l’on appelle la BD européenne ; son auteur, Xavier Dorison a certes effectué un travail remarquable et je tiens en haute estime cette série, cependant, son seul coté que l’on pourrait qualifier d’exotique est, justement, ces fameux supers héros en activité pendant le premier conflit mondial. Pour le reste, cela reste bien traditionnel, ce qui ne signifie nullement que la série ne mérite pas que l’on s’y attarde, bien au contraire, je vous y invite vivement. Par contre, pour ce qui est de La Brigade Chimérique, c’est une toute autre histoire qui se profile et l’on sent tout de suite l’inspiration parfaitement assumée des auteurs, Fabrice Colin et Serge Lehman, les comics US, et, plus précisément, la cultissime œuvre du non moins culte Alan Moore, la fameuse Ligue des Gentlemen extraordinaires, au point que, des les premières pages, l’on croirait lire un véritable comics. Après les mangas à la française, les comics a la française ? C’est tout à fait cela. Et ce n’est pas pour me déplaire, car, même si j’ai un peu mis de coté depuis quelques mois ce que j’appellerais la production de masse (X-MenAvengers et cie) qui n’a pas de grand intérêt, je ne rejette absolument pas tout ce qui vient d’outre atlantique, et certaines œuvres méritent largement leurs places dans toute bonne bibliothèque d’un amateur de bande dessinée qui se respecte. Ceci étant dit, que vaut véritablement cette fameuse Brigade Chimérique ? Tout d’abord, il n’est pas évidant de juger une œuvre tome par tome ; si j’avais l’intégrale, cela aurait été bien plus facile et cette critique s’attarderait davantage sur les qualités et les défauts d’un ensemble finis. Ne procédant pas de la sorte, bien que cela me complique légèrement la tache, je m’en tiendrais, pour le moment, a ce premier tome, sobrement intitulé Livre un (difficile de faire plus simple) et mon ressentis a son sujet. Tout d’abord, commençons par le point, selon moi, négatif de cette série et qui m’a chiffonner : son format. Les auteurs ayant poussé l’identification avec les comics US jusqu’au boutisme, celui-ci s’est trouve être identique, ce qui, personnellement, me semble dommageable ; c’est un format qui ne met pas trop les planches en valeur et, du point de vue du porte monnaie, si un tome de La Brigade Chimérique reste moins cher qu’une bande dessinée normale, c’est de peu, très peu même (11 Euros). Alors certes, cela n’est au final qu’un point de vu d’un détail qui ne remet pas en cause la valeur de l’œuvre en elle-même mais bon, comme qui dirait : qui aime bien châtie bien, et je ne pouvais ne pas en parler. Surtout que, c’est vraiment le seul point négatif que j’ai trouvé a ce premier tome. Car ne nous voilons pas la face cent sept ans, j’ai été plus que conquis par cette série, et nous nous trouvons là, indéniablement, devant une excellente série. Fortement inspirée de La Ligue des Gentlemen extraordinaires comme je vous le disais plus haut, nous retrouvons donc ici, grosso modo, le même topo : les protagonistes sont un savant mélange de personnages réels et imaginaires, mais ceux-ci nous sont presque, pour ne pas dire plus familier que les autres puisque presque tous issus de notre culture collective : que cela soit le terrifiant Docteur Mabuse, le Passe Murailles, Gregor Samsa le fameux personnage (oui, celui qui se transforme en cafard) de La métamorphose de Franz Kafka, ou les allusions a Fantomas, les apparitions pour le moins jouissives d’un Monsieur Steele qui n’est autre que Superman ou de Doc Savage, pour ne citer que quelques exemples, ce premier volume est un véritable régal pour l’amateur qui se plaira a rechercher et reconnaître tous les personnages, les diverses inspirations qui parsèment le récit, qu’elles soient littéraires, cinématographiques ou autres (je ne vais pas vous faire un dessin pour Metropolis non plus ?). Ainsi, les auteurs, Fabrice Colin et Serge Lehman nous entrainent dans un formidable voyage dans un passé de l’entre deux guerres fort différent du notre, une Uchronie donc, où l’Europe est, comme les Etats-Unis d’aujourd’hui, parsemée d’hommes et de femmes aux supers pouvoirs, en utilisant pour cela, et contrairement aux Sentinelles, des personnages de notre inconscient collectif, familiers a nos yeux donc, et avec un postulat de base original : nous expliquer pourquoi ceux-ci ont disparus de notre continent. Bigre, rien que ca. Et ca marche, et pas qu’un peu par ailleurs ! Bien évidement, dans ce premier volume, les auteurs mettent en place leur univers, le lecteur fait connaissance avec les protagonistes, les enjeux en courts et a venir dans deux courtes histoires, tout d’abord, un prologue intitulé Mécanoïde Curie (la fille, pas la mère), se déroulant dans la citée du Docteur Mabuse, Metropolis, et qui lance parfaitement l’intrigue a venir, puis, dans le premier épisode a proprement parler, La dernière mission du Passe Murailles, parfait exemple de ce qu’est cette série (on croirait lire un comics, tout simplement) et où l’on fait plus ample connaissance avec certains des personnages comme le Nyctalope, l’auto proclamé protecteur de Paris aux motivations douteuses et qui ne pense qu’a trouver quelqu’un de digne d’écrire ses mémoires, ainsi que les Curies, personnages importants apparemment de la saga et où il est fait mention de cette fameuse et mystérieuse Brigade Chimérique qui donne son nom a la série. Bien évidement, le lecteur prendra un plaisir certain à reconnaître telle source d’inspiration, tel personnage, imaginaire ou pas, ainsi qu’un univers qui donne envie d’en savoir plus. Forcement, nous n’en sommes qu’aux tout débuts de la série et il faudra juger les tomes suivants sur le long terme pour s’en faire une idée précise de la qualité globale de l’ensemble, mais ce premier volume, quoi qu’il en soit, laisse déjà entrevoir, de par ses qualités, son univers et ses idées, des lendemains enchanteurs. Un petit mot sur les dessins, car cela a son importance et je m’aperçois que j’en n’avais pas encore parlé : le style de Gess, particulier au possible risque d’en rebuter plus d’un et d’ailleurs, je dois reconnaître que je ne suis pas foncièrement fan en temps normal, cependant, dans le cas présent, je trouve qu’il colle parfaitement a la série et les planches sont d’ailleurs d’excellente qualité. Dommage d’ailleurs que le format choisit ne les mettes pas forcement en valeur. Bref, vous l’avez compris, j’ai été conquis par ce premier tome des Brigades Chimériques mais quelque part, en tant que fan des comics, il aurait été difficile de ne pas l’être…

mercredi 6 juin 2012

Shadow of the Colossus


Shadow of the Colossus

Wander, jeune homme mystérieux, traverse un grand viaduc pour entrer sur des terres interdites. Monté sur son cheval Agro, il arrive dans un énorme sanctuaire au centre de la région, puis dépose sur l'autel le corps enveloppé d'un linceul qu'il transportait. Il retire le drap et on découvre le visage d'une jeune femme nommée Mono. C'est alors que plusieurs créatures qui semblent formées d'un éther très sombre apparaissent pour attaquer les personnages. D'apparence humanoïde, les créatures-ombres sont rapidement vaincues par Wander, armé de son épée. Sortant des hauteurs du temple, la voix désincarnée d'une entité connue sous le nom de Dormin se fait entendre, surprise que le voyageur possède une telle arme. Wander demande à Dormin de sauver son amie, en réintégrant l'âme dans son corps. Il lui explique que cela ne lui sera possible que lorsque les seize idoles de pierres du temple auront été détruites. Il lui faut pour chaque statue vaincre au préalable le géant qui lui est associé et qui repose quelque part dans la région. Pour cela, Dormin lui explique qu'il doit utiliser son épée, une arme unique aux pouvoirs magiques. Malgré les avertissements de Dormin qui lui explique qu'il aura un grand prix à payer pour réanimer Mono, Wander part à la recherche des Colosses.

dimanche 3 juin 2012

Tomb Raider – Legend


Tomb Raider – Legend

Lorsque Lara Croft avait neuf ans, l’avion qui les transportait, sa mère et elle, s’est écrasé dans l’Himalaya. Seules survivantes, elles trouvent refuge dans un ancien monastère bouddhiste abandonné. Lara y découvre un socle de pierre gravé avec une épée, et active accidentellement le dispositif. Un portail s’ouvre, et emporte sa mère après que celle-ci a retiré l’épée. Quelques années plus tard, Lara est en Bolivie pour explorer une civilisation pré-inca, Tiwanaku. Elle est à la recherche d’un socle de pierre gravé, sur les renseignements de son amie Anaya. Sur place, elle rencontre des mercenaires, qui ont pour ordre de l’attaquer à vue. Elle finit par arriver à un temple ancien. À l’autre bout, elle découvre le socle de pierre, et rencontre James Rutland. Celui-ci exhibe un fragment d’épée, et mentionne Paraíso et Amanda, que Lara croyait morte. Après un autre combat, au cours duquel Rutland prend la fuite, Lara examine le socle, en tout point semblable à celui vu au Népal.


Tomb Raider – Legend
Éditeur : Eidos Interactive
Développeur : Crystal Dynamics, Buzz Monkey Software
Concepteur : Toby Gard
Date de sortie : 7 avril 2006
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Genre : Action-aventure
Mode de jeu : Un joueur
Média : CD, Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS2

Mon avis : Une journée décidément marqué du sceau de Lara Croft, sans nul doute l’une des figures les plus marquantes du petit monde vidéoludique de ces quinze dernières années, puisque, après vous avoir parlé de l’excellent Tomb Raider – Anniversary, c’est autour d’un autre volet de la saga, non moins important, d’être mis a l’honneur : Tomb Raider Legend. Il faut dire que, historiquement parlant, ce septième volet de la série a son importance : sorti après le désastreux L’Ange des Ténèbres qui avait failli envoyer Lara dans les oubliettes de l’histoire, Legend est sans nul doute l’épisode du renouveau et sans ce dernier, il me parait évidant que la saga aurait eu bien du mal a exister encore de nos jours … Mais Tomb Raider – Legend, c’est aussi le premier volet développé par Crystal Dynamics, les concepteurs du légendaire Soul Reaver et il marque un tournant salutaire a une franchise qui, depuis Tomb Raider 3, n’en cessait plus de mourir a petit feu… Bref, un épisode marquant pour les fans mais qui, il faut le reconnaitre, n’en possède pas moins quelques défauts. Bien évidement, dans Legend, on renoue avec plaisir avec tout ce qui avait fait la saveur de la saga au cours des premiers volets : exploration de temples anciens, pièges mortels, énigmes diaboliques, etc. De même, on a droit une fois de plus à un objet légendaire à retrouver, dans le cas présent, Excalibur, Lara devant voyager un peu partout autour du monde pour en retrouver les fragments de la légendaire épée. Au rayon des nouveautés plaisantes, des graphismes affinés et des niveaux plutôt réussis (nous sommes en 2006), au rayon des nouveautés dont on se serait bien passer mais qui ne sont pas très graves, le fait que Lara soit en liaison constante avec ses potes (dont un doublé par un certain Omar Sy), au rayon des franches déceptions par contre… des phases de gun-fight trop présentes, des animaux quasi-absents et, surtout, un jeu que l’on finit, grosso modo, en huit ou neuf heures ce qui est court, terriblement court… Dommage car Legend est tout sauf un mauvais soft, il relance la saga, l’intrigue est sympa et il y a quelques bons passages, par contre, avec des niveaux aussi courts et une durée de vie famélique, nous sommes aux antipodes de ce que la saga nous offrait du temps de sa splendeur… Enfin bon, faisons contre mauvaise fortune bon cœur ; après tout, après LegendCrystal Dynamics nous pondra l’exceptionnel Tomb Raider – Anniversary qui, lui, sera parfait en tout points !


Points Positifs :
- Historiquement, c’est l’un des volets les plus importants de la saga : en effet, en choisissant Crystal Dynamics pour relancer la série, Eidos a vu juste et ce Tomb Raider – Legend est le premier d’un renouveau incontestable d’une franchise qui était en train de mourir lamentablement à petit feu.
- On retrouve un jeu digne des premiers volets : intrigue, protagonistes, niveaux et pièges diaboliques, énigmes, le vieux fan sera aux anges de retrouver son héroïne préférée comme au bon vieux temps.
- Nous sommes en 2006, sur PS2, et, ma foi, si Legend n’est pas le plus beau jeu de la console de Sony, il s’en sort plus ou moins bien et certains niveaux sont plutôt beaux… du moins, pour un Tomb Raider.
- Le niveau de Tokyo me faisait un peu peur et, au final, il est plutôt pas mal : entre la tenue de Lara et son passage sur les toits de la mégalopole, on ne s’ennui pas une seconde !
- Quelques passages originaux comme les poursuites en moto ou celui, un peu fun, où l’on conduit un chariot élévateur.
- C’est Omar Sy qui double l’un des sous-fifres de Lara !

Points Négatifs :
- Je pense que je n’ai jamais vu un Tomb Raider aussi court ! Niveaux que l’on traverse au pas de course, rareté des adversaires par moments, peu de pièges… et on arrive à la fin en un clin d’œil, ou presque.
- Mais où sont les animaux (il n’y en a que quelques uns) et les dinosaures que l’on devait se coltiner dans les épisodes précédents ? Une grosse déception.
- A la place, des humains et des phases de gun-fight à n’en plus finir par moments… Mouais, là, on s’éloigne de l’esprit Tomb Raider.
- L’intelligence artificielle de nos adversaires tourne souvent au ridicule et mourir face à une quinzaine de types armés relève de l’exploit.
- Mais pourquoi n’avoir droit qu’à trois trousses de soin maximum ?
- Ils sont un peu hard les boss en comparaison des autres adversaires qui eux sont trop faciles a vaincre.
- Je ne suis pas un grand fan des interventions intempestives des potes à Lara tout au long du jeu.
- Un peu bof la fin…
- Un Tomb Raider ne serait pas un Tomb Raider sans les traditionnels bugs du jeu.

Ma note : 7,5/10

Tomb Raider – Anniversary


Tomb Raider – Anniversary

Nouveau-Mexique, 1945. Une explosion atomique expérimentale a lieu, rasant un village et libérant une mystérieuse créature que l'on voit furtivement s'envoler. Calcutta, 1996. Lara Croft, après avoir mené une précédente expédition à bien, retrouve une vieille connaissance, Larson, qui lui fait prendre contact avec Jacqueline Natla. Cette dernière est la présidente de Natla Technologies, une entreprise majeure dans l'électronique. Natla voudrait convaincre Lara de partir à la recherche d'un artefact particulier pour elle : le Scion de l'Atlantide, une relique que mademoiselle Croft avait tenté de trouver avec son père. Une recherche qui n'avait pas abouti, du fait que le duo père-fille n'avait pas pu localiser la célèbre cité de Vilcabamba. Natla indique alors l'emplacement de cette cité, se situant au Pérou, à la suite de quoi Lara n'hésite pas à se lancer dans l'aventure.


Tomb Raider – Anniversary
Éditeur : Eidos Interactive
Développeur : Crystal Dynamics, Buzz Monkey Software
Concepteur : Toby Gard
Date de sortie : 1er juin 2007
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Genre : Action-aventure
Mode de jeu : Un joueur
Média : CD
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS2

Mon avis : Incontestablement, et n’en déplaise a ses détracteurs, le tout premier volet de Tomb Raider, sortit en cette désormais lointaine année 1996 fut, a l’époque, un véritable séisme vidéoludique : il faut dire que pour la toute première fois, une héroïne était mise en avant, et pas n’importe laquelle puisque Lara, véritable Indiana Jones des temps modernes, atteint très rapidement le cœur des joueurs, émerveillés par ce sublime jeu d’aventure. La suite de l’histoire alterna entre le très bon et le franchement moyen, avant d’arriver, il y a quelques années, au pathétique L’Ange des Ténèbres qui, ma foi, semblait alors être le coup de grâce d’une saga que l’on voyait parfaitement disparaitre. C’était sans compter sans les petits gars de Crystal Dynamics qui, presque coup sur coup, nous proposèrent deux nouveaux volets des aventures de Lara Croft : Legend, dont je vous parlerais dans les semaines à venir, et, donc, cet Anniversary, remake du tout premier soft de la saga ! Un remake d’un volet tout bonnement mythique et sur lequel il aurait été facile de se casser les dents, ce qui, pour le plus grand plaisir des fans, ne fut pas le cas : en effet, avec cet Anniversary, les petits gars de Crystal Dynamics ne se sont pas moqués du monde, bien au contraire : niveaux entièrement refaits et plus vastes, graphismes franchement excellents pour l’époque, nouvelles énigmes et autres pièges, mouvements issus de Legend et tout un tas d’autres nouveautés qui apportaient un plus indéniable a un soft qui était tout sauf un banal portage sur PS2. Car en effet, pour avoir joué aux deux jeux, si la trame générale, le scénario, l’avancée de l’intrigue est quasiment la même dans Anniversary que dans le premier Tomb Raider, les différences, par moments, sont tellement notables qu’on a presque l’impression de jouer a un nouveau soft. Bref, une réussite, incontestable et incontesté et, selon moi, la preuve évidente que, parfois, on peut parfaitement faire du neuf avec du vieux, ce, quand le talent et l’envie sont là. Quoi qu’il en soit, Anniversary est un soft que les fans purs et durs de la belle Lara se doivent de posséder, bref, un incontournable !


Points Positifs :
- On peut toujours se méfier quand on entend le mot remake pour un jeu car bien souvent, celui-ci est synonyme de déception, or, dans le cas présent, il n’en est rien et c’est tant mieux pour les nombreux fans de Tomb Raider – et croyez moi, en presque deux décennies, ils sont nombreux. Plus qu’un simple portage sur une console aux capacités supérieures, cet épisode anniversaire est l’exemple parfait que quand on veut faire du bon travail avec du matériel ancien, la chose est possible.
- Malgré ses défauts et son grand âge, le premier Tomb Raider fut un grand jeu ; Anniversary, pourtant, réussi l’exploit de, non seulement, le sublimer, mais, qui plus est, le dépasser ! Niveaux plus vastes, parfois immenses, nouveaux pièges, nouveaux adversaires, une trame légèrement modifiée, bref, pour une fois, il n’y a pas tromperie sur la marchandise !
- Graphiquement, je reconnais que ce n’est pas le plus beau jeu de la PS2, cependant, les graphismes n’en restent pas moins excellents pour la saga et certains niveaux valent même le détour.
- L’effet nostalgie pour les fans de la première heure qui auront le plaisir de retourner a leurs premiers amours avec ce soft… et puis, que de souvenirs…

Points Négatifs :
- Le principal défaut de ce Tomb Raider Anniversary est, selon moi, son manque de cinématiques ; mouais, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent…
- Si vous êtes un vieux de la vieille, un inconditionnel de Lara, ce soft est fait pour vous, par contre, si ce n’est pas le cas, je ne pense pas que cet épisode anniversaire vous convienne, surtout si vous êtes jeunes et n’êtes pas habituer a une difficulté plus hard que celle des jeux actuels.
- On ne change pas une équipe qui gagne : les traditionnels bugs de la saga sont une fois de plus au rendez vous ; certes, moins que dans d’autres épisodes.

Ma note : 8,5/10
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