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dimanche 30 juin 2013

Another Green World


Another Green World

Brian Eno

1 - Sky Saw (Eno) – 3:25
2 - Over Fire Island (Eno) – 1:49
3 - St. Elmo's Fire (Eno) – 3:02
4 - In Dark Trees (Eno) – 2:29
5 - The Big Ship (Eno) – 3:01
6 - I'll Come Running (Eno) – 3:48
7 - Another Green World (Eno) – 1:28
8 - Sombre Reptiles (Eno) – 2:26
9 - Little Fishes (Eno) – 1:30
10 - Golden Hours (Eno) – 4:01
11 - Becalmed (Eno) – 3:56
12 - Zawinul/Lava (Eno) – 3:00
13 - Everything Merges with the Night (Eno) – 3:59
14 - Spirits Drifting (Eno) – 2:36

Etant apparu comme un magicien touche a tout et avant tout bidouilleur au tout début des années soixante dix au sein du génialissime Roxy Music, Brian Eno, celui qui préférait chanter et s’amuser sur son synthé au fond de la salle pendant les concerts du groupe compris vite le piège que celui-ci pouvait représenter pour lui et, au bout de deux albums, décida de prendre ses cliques et ses claques et de se lancer dans ce qu’il faut bien nommer une carrière solo. Auteur d’albums pops, mais surtout expérimentaux a souhaits, le sieur Eno, après des débuts où le format chanson était encore utiliser bascula très rapidement dans l’ambiant pur et dur tout en se lançant dans une très longue carrière – puisque non achevée – de producteur qui travailla tout bonnement avec les plus grands ; ainsi, que ce soit David Bowie et sa trilogie berlinoise, les Talking Heads, John Cale, Nico, Robert Fripp, U2 et beaucoup d’autres encore, depuis une trentaine d’années, le nom de Eno est associé, a la fois aux plus grands, mais encore plus que cela – et accessoirement, on n’en parle pas assez dans le petit monde de la musique – son importance dans l’évolution de celle-ci est plus que majeure. J’ai déjà eu l’occasion sur ce blog, de vous parler de celui qui est l’un de mes musiciens préférés (même s’il se prétend « non musicien »), que ce soit lors des critiques d’albums où il participait, mais surtout, bien évidement, dans ce qui est pour moi sa plus belle réussite, Before and After Science, et aujourd’hui, c’est d’un autre album du maitre que je vais vous parler. Pour beaucoup d’amateurs du sieur Brian Peter George St. John le Baptiste de la Salle Eno, Another Green World est considéré comme étant son tout meilleur album, et il est évidant que j’ai put le constater en lisant diverses critiques et avis a son sujet sur bien des sites. Personnellement, j’ai donc avoué ma préférence pour une autre de ses productions, Before and After Science, donc, paru plus tard et qui, selon moi, représente la quintessence de son œuvre (ainsi que le fait que, de part sa structure, ressemble beaucoup a Low et Heroes), mais cela ne m’empêche pas de reconnaître que celui-ci, cet autre monde vert dont le titre plaira tellement a nos amis écolos, est tout bonnement exceptionnel. Another Green World est donc le tout premier album d’Eno où celui-ci quitte le format pop a proprement parlé ; bien évidement, pas complètement puisque les superbes mélodies dont il a le secret comme St. Elmo's FireGolden HoursI'll Come Running ou Everything Merges with the Night, par exemple, sont encore présentes (et cela se poursuivra par la suite) et c’est tout bonnement un plaisir sans nom que de les écouter, encore et encore, petites merveilles différentes en soient mais inoubliables, rehaussées fortement par le reconnaissable entre mille timbre de voix de Brian Eno, qui est certes tout sauf un grand chanteur, qui est certes limité, mais qui s’en sort tellement mieux et fait éprouver bien plus d’émotions que tant de pseudo chanteurs depuis des lustres. Mais ce qui fait la grande force de cet album, ce qui dénote indéniablement avec ses productions précédentes, ce qu’il fera de plus en plus par la suite, ce sont ses fameux instrumentaux (ici, nous n’en sommes heureusement pas encore a Music for Airports avec ses plages longues de dizaines de minutes) qui entrecoupent judicieusement l’album, qui le colorent de la plus belle des façons, certains assez rythmés, d’autres beaucoup moins, certains plutôt gais, d’autres bien plus sombres mais chacun indispensables, étonnants, novateurs a un point que l’on a parfois du mal a imaginer que tout cela fut enregistrer en 1975 (bigre, j’avais alors un an !). Ainsi donc, et accompagner de ses comparses, que ce soit Robert Fripp échapper de King Crimson et grand compère devant l’éternel, le ténébreux et lunatique John Cale accompagné de son violon (forcement) et même Phil Colins qui a l’époque, se contentait de faire ce qu’il faisait de mieux, c'est-à-dire, jouer de la batterie et surtout pas chanter, Brian Eno nous offre là un sublime album, qui marqua indéniablement l’univers musical a venir. Et pour la petite histoire, il est à noter que celui qui affirmait être tout sauf un musicien s’en sort plutôt très bien dans cet album, jouant de multiples instruments assez variés et, sur de nombreux titres, étant seul ou presque aux manettes. Plus de trente cinq ans après, Another Green World n’a rien perdu de sa force et fait partie de ces albums que l’on écoute et réécoute en boucle, afin d’essayer de découvrir de nouveaux sons, des mélodies, des instruments qui nous auraient précédemment échappées (et ca marche). Bien évidement, pour les plus jeunes d’entre nous, cet album de Brian Eno ne leur dira pas grand-chose, les laissera probablement de marbre pour la plus part, habitués qu’ils sont a des genres et des sons complètement différents, mais il serait peut être temps qu’ils apprennent qu’a la base, il y avait des bidouilleurs de génies qui, il y a trente ans, ont créer les prémices de la musique d’aujourd’hui, et que parmi ceux-ci, Brian Eno était l’un des plus grands.

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