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mercredi 24 juin 2015

Thorgal – La chute de Brek Zarith


Thorgal – La chute de Brek Zarith

Sur l'esplanade de la forteresse de Brek Zarith, le puissant Shardar fait le spectacle d'une nouvelle invention. Le baron Zorn, choisi pour l'occasion, s'exécute devant la foule, vêtu tel un oiseau géant. Le voilà volontaire forcé pour s'élancer dans le vide, afin de tester la paire d'ailes mise au point par un inventeur fou. Le malheureux s'élance et finit sa chute en s'écrasant dans les récifs. Déçu par la prestation, Shardar précipite aussi l'inventeur du haut de la plateforme. Peu après, il rejoint dans les bas-fonds de la forteresse son homme de main, Helgith. Celui-ci l'attend devant un jeune enfant endormi, pour une étrange cérémonie. Helgith entame en effet un rituel d'incantations, afin de voir les évènements futurs. Shardar assiste donc à un défilé d'images montrant son avenir. Il voit une flotte de navires vikings qui foncent droit sur eux, ainsi qu'une troupe au sol menée par le prince Galathorn lui-même. Il contemple la félonie de ses barons pour le destituer, mais il voit aussi un plus grand danger qui s'annonce : la venue d'un étranger. Soudain, le rituel s'interrompt. Les signes sont néanmoins formels pour Helgith : ce sera ce mystérieux étranger qui causera la perte de Shardar...


Thorgal – La chute de Brek Zarith
Scénario : Jean Van Hamme
Dessins : Grzegorz Rosinski
Couleurs : Grzegorz Rosinski
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : juin 1984
Nombre de pages : 46

Mon avis : Comme les amoureux de Thorgal la savent bien, ou pour ceux qui auraient lu mon précédant billet, La chute de Brek Zarith est le troisième et dernier volet d’une trilogie que les fans ont surnommés La trilogie de Brek Zarith, débuté avec La Galère noire et qui s’est poursuivie avec Au-delà des ombres. Cette trilogie, que beaucoup estiment être l’un des grands moments de la saga possède certaines particularités : ainsi, pendant trois albums, les personnages secondaires sont les mêmes, même si on ne les voit pas toujours pour diverses raisons, mais cela est plutôt normal, et l’adversaire principal est un certain Shardar-le-puissant dirigeant de Brek Zarith après avoir usurper le pouvoir du prince Galathorn, et qui, pour la petite histoire, ne fait son apparition que dans le troisième tome de la trilogie. De plus, et pour la première (mais pas la dernière) fois dans la série, le temps commence à jouer son œuvre et une année s’écoule entre le quatrième et cinquième tome, ce qui permet surtout aux auteurs de mettre en scène un tout nouveau personnage : le fils de Thorgal, dont la première rencontre entre celui-ci et sa progéniture est assez marquante au demeurant. Pour le reste, on notera que les trois albums sont assez différents les uns des autres : assez typé action pour ce qui est de La galère noire, l’on passe allègrement vers un certain onirisme dans Au-delà des ombres (mon préféré des trois) avant de repasser a de l’aventure pure et dure dans le dernier, même si celui-ci est un peu ampli d’un certain désabusement quant aux conséquences de la chute de ce fameux usurpateur de Brek Zarith. Thorgal, qui ne pense qu’à retrouver la femme qu’il aime, et au passage, son fils, n’a que faire de ce jeu de rois qui, selon lui, ne valent pas forcément mieux les uns que les autres, et, finalement, n’aspire qu’à la paix ; chose, bien entendu, qu’on se doute bien qu’il n’aura pas… sinon, la série en serait restée là. Clôturant assez bien cette trilogie tant apprécié, La chute de Brek Zarith regorge de scènes marquantes, comme la toute première, où l’usurpateur se plait à jouer aux Icare avec ses sujets, mais aussi celles du bal, véritable orgie qui se finit tragiquement. L’on notera au passage que la manière dont Shardar tient ses barons m’a fait diablement pensée à celle dont Louis XIV en personne tenait ses nobles : en leur donnant moult festivités à la Cour. Ici, cela n’empêche pas certains d’essayer de se rebeller mais, décidément, à force d’orgies et probablement émoussées, ils en sont tout bonnement incapables. Quand a la fameuse chute dont parle le titre, celle-ci, finalement, ne viendra ni de ses barons, ni des vikings (qui perdent encore l’un de leurs chefs, décidément, ils sont maudits), ni du roi légitime, ni même, quelque part, de Thorgal… mais cela, je n’en dis pas plus et vous laisse la surprise, disons juste que, enfin, une certaine personne commence à prendre davantage d’assurance et a moins jouer les demoiselles en détresse… quoi que ? Au final, donc, un très bon album, pas mon préféré, certes, mais suffisamment captivant pour me tenir en haleine et confirmer tout le bien que je pense de cette série. Reste la grande question, désormais : mais quand m’attaquerais-je à la suite ?


Points Positifs :
La chute de Brek Zarith est une bonne conclusion à une trilogie qui est, selon les fans, l’une des plus réussies de la série ; plus tipée action que le tome précédant qui était proche du chef d’œuvre absolu, elle n’en reste pas moins convenable.
- Curieusement, ce qui m’a le plus marquer dans cet album, c’est la cour de Shardar : tenus en laisse par d’innombrables orgies et autres fêtes décadentes, les nobles finissent par être complètement incapables de se rebeller contre leur tyran. De plus, j’ai bien aimé leurs divers costumes, tous plus improbables les uns que les autres.
- Shardar est un personnage qui en jette : intelligent en diable, méticuleux, calculant ses coups a l’avance, il tombera, certes, mais cela s’est jouer a peux de choses.
- Première apparition du fils de Thorgal et de Aaricia, un certain Jolan ; accessoirement, il semble planer bien des mystères a son sujet.
- Les nombreuses références qui parsèment cet album : Icare, Archimède et ses miroirs, Leonard de Vinci et ses machines volantes…
- D’ailleurs, la scène d’ouverture où un des barons est « volontaire » pour voler est un pur régal !

Points Négatifs :
- Mouais, difficile de passer après Par-delà les ombres tout de même, surtout que, finalement, scénaristiquement, cet album est par moments simpliste.
- Une malédiction semble s’être abattu sur les divers chefs vikings : ils passent tous l’arme a gauche les uns après les autres !
- Le discours anti-royauté de Thorgal peut apparaitre par moments un peu naïf… sympathique mais naïf.

Ma note : 7,5/10

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